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Grèves : faut-il craindre une pénurie d’essence ?

07 janvier 2020 à 10h52 Par Manuel Mariani
Crédit photo : D.R.

A l’appel de la CGT-Chimie, le blocage de certaines raffineries françaises auront lieu jusqu’à vendredi. Suite à cette annonce, de nombreux automobilistes faisaient la queue dans les stations services pour faire le plein de carburant, certains allant même jusqu’à remplir des jerricans pour faire des provisions d’avance. Mais y a-t-il vraiment un risque de pénurie ?

A l’approche du Nouvel An, suite aux premiers blocages de raffineries, l’inquiétude avait déjà gagné les automobilistes, qui s’étaient alors pressés dans les stations services, où l’on pouvait constater de longues files d’attente devant les pompes.

A Paris, la Préfecture de Police avait alors publié un tweet pour rassurer les usagers, tout en leur garantissant qu’il n’y aurait pas de pénurie.

Alors faut-il vraiment céder à la panique, suite à ces nouvelles annonces de blocage des raffineries ?

Si la CGT-Chimie a appelé à un blocage jusqu’à vendredi, à la veille de la reprise des négociations entre le gouvernement et les partenaires sociaux, il s’agit surtout de faire pression sur le gouvernement, et il est peu probable qu’une pénurie s’installe.

Les stations services des grandes villes ont en effet une moyenne de trois jours de carburant d’avance, ce stock pouvant même monter jusqu’à 5 jours pour les stations service des autoroutes. Certains dépôts sont même équipés d’oléoducs directement reliés aux raffineries, et les blocages routiers ne peuvent avoir aucun impact sur leur approvisionnement.

Inutile, donc, de céder à la panique et de vous rendre dans votre station service préférée avec une remorque de jerricans, car il faudrait que le blocage des raffineries dure plusieurs semaines sans discontinuer, pour avoir un réel impact sur les stocks de carburant des distributeurs !