Un homme armé d’une dague interpellé à la mosquée de Rodez

Un homme de 28 ans a été arrêté dimanche soir à l’entrée de la mosquée de Rodez, dans l’Aveyron. Alcoolisé, il transportait un couteau et une dague dissimulée sous sa veste. Le parquet n’envisage pas, à ce stade, de mobile terroriste.

Publié : 12h45 par La Rédaction

Police
Crédit : Diego Fabian Parra Pabon - Pixabay

La vigilance du personnel de sécurité a permis de découvrir les deux armes. Dimanche 1er novembre, peu avant 18 heures, un homme s’est présenté à l’entrée de la mosquée de Rodez en affirmant vouloir se convertir à l’islam.

Lors du contrôle, un agent lui a demandé de vider ses poches. Un couteau pliant de type Opinel a alors été découvert. La fouille a également permis de retrouver une dague d’environ 15 centimètres, cachée sous sa veste.

La police, immédiatement alertée, est intervenue et a procédé à son interpellation sans incident.

Aucun comportement menaçant constaté

Selon le procureur de la République de Rodez, Nicolas Rigot-Muller, le suspect ne s’est pas montré agressif pendant les faits. « Il n’aurait pas eu de comportement menaçant », a indiqué le magistrat.

L’homme était déjà connu des services de police et de justice pour des faits de délinquance. Il n’était toutefois pas suivi par les services de renseignement.

Un taux d’alcoolémie particulièrement élevé

Au moment de son arrestation, le jeune homme présentait un taux de 0,77 milligramme d’alcool par litre d’air expiré. Il a été conduit au commissariat puis placé en cellule de dégrisement.

Une perquisition effectuée à son domicile n’aurait permis de découvrir aucun autre élément inquiétant. L’enquête a été confiée au commissariat de Rodez afin de reconstituer précisément son parcours et de vérifier ses déclarations. Le suspect doit être convoqué devant le tribunal correctionnel pour port d’arme prohibé. 

La piste terroriste non envisagée à ce stade

Le parquet de Rodez indique que la piste terroriste n’est pas retenue en l’état des investigations L’affaire demeure donc traitée par la justice de droit commun. Les enquêteurs devront notamment déterminer si le port des armes était lié à une intention violente ou à un autre motif.

Une interpellation dans un climat particulièrement tendu

La découverte de ces armes suscite une vive inquiétude en raison du contexte actuel. Les lieux de culte musulmans font l’objet d’une vigilance renforcée après plusieurs actes racistes et islamophobes commis en France.

Cette interpellation survient quelques jours après l’attaque raciste de Trappes, dans les Yvelines, dont l’auteur présumé est soupçonné d’avoir ciblé des personnes noires, arabes ou musulmanes.

En Occitanie, l’affaire ravive également le souvenir du meurtre d’Aboubakar Cissé. Ce jeune Malien de 22 ans avait été tué le 25 avril 2025 alors qu’il priait dans la mosquée de La Grand-Combe, dans le Gard.