Nadia Farès, actrice franco-marocaine, s’est éteinte à 57 ans après un accident à Paris !

Révélée au grand public au tournant des années 2000, Nadia Farès s’était imposée par sa discrétion, son intensité et une trajectoire à part dans le cinéma français. Sa disparition, annoncée vendredi 17 avril, suscite une vive émotion.

Publié : 18 avril 2026 à 13h15 par La Rédaction

Nadia Farès
Crédit : Nadia Farès - Instagram

Elle incarnait une présence singulière à l’écran. Nadia Farès s’est éteinte vendredi 17 avril à Paris, après plusieurs jours passés dans le coma.

Un drame survenu rue Blanche

Le 11 avril, en milieu de journée, la comédienne nage dans un club privé situé rue Blanche, dans le IXe arrondissement de Paris. Selon plusieurs témoignages, elle disparaît soudainement sous l’eau avant d’être retrouvée inanimée au fond du bassin.

Des nageurs interviennent immédiatement. Sortie de l’eau après plusieurs minutes, elle ne respire plus. Les premiers gestes de secours sont effectués sur place, avant l’arrivée des pompiers qui prennent le relais et la transportent en urgence.

Admise à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, son état est jugé extrêmement grave. Plongée dans un coma artificiel, elle ne reprendra jamais connaissance. Elle y décède le 17 avril. D’après ses proches, un incident cardiaque serait à l’origine du malaise. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris. À ce stade, aucune infraction n’a été retenue.

L’annonce de ses filles

La nouvelle de sa disparition a été rendue publique par ses filles, Cylia et Shana Chasman, dans un message transmis à l’AFP : « C’est avec une immense tristesse que nous annonçons le décès ce vendredi de Nadia Farès. La France a perdu une grande artiste, mais pour nous, c’est avant tout une mère que nous venons de perdre ». Elles ont également demandé « respect et discrétion » dans cette épreuve.

Une carrière marquante entre cinéma et télévision

Révélée au grand public avec Les Rivières pourpres, adaptation du roman de Jean-Christophe Grangé, elle accède à une reconnaissance durable en France comme à l’international.

Avant ce succès, elle avait déjà enchaîné plusieurs rôles au cinéma, notamment sous la direction de Claude Lelouch dans Hommes, femmes : mode d’emploi, ou encore avec Josiane Balasko dans L’Ex-femme de ma vie. Elle apparaît aussi dans des films populaires comme Dis-moi oui ou Les Démons de Jésus.

Au début des années 2000, elle s’illustre dans des productions d’action comme Nid de guêpes, tout en participant à des projets internationaux, notamment Le Transporteur, dont elle interprète la chanson de fin.

Après une pause de plusieurs années consacrée à sa vie familiale, elle revient sur le devant de la scène en 2016. Elle s’impose alors à la télévision, notamment dans la série Marseille, avant d’enchaîner les rôles dans Les Ombres rouges, La Promesse ou encore Luther. Au cinéma, elle apparaît plus récemment dans Chacun sa vie, Connectés ou encore On the Line, aux côtés de Mel Gibson.

Une combattante face à la maladie

Derrière sa carrière, Nadia Farès menait aussi un combat personnel. Elle avait révélé avoir subi une lourde opération cérébrale après un anévrisme, ainsi que plusieurs interventions cardiaques. Elle expliquait : « une opération au cerveau, à cause d’un anévrisme loin d’être petit ».  Puis : « Une bombe à retardement qu’il fallait traiter de toute urgence. Et en quatre ans, j’ai subi trois opérations du cœur ». Malgré ces épreuves, elle continuait de travailler et de se projeter.

Des projets encore en cours

Au moment de sa disparition, l’actrice préparait un nouveau tournant dans sa carrière. Elle devait réaliser son premier long-métrage, dont le tournage était prévu en septembre. Elle confiait récemment :  « A force de travail, de remises en question et d’obstination, j’ai trouvé une super équipe, nous travaillons ensemble sur une comédie d’action avec Studios TF1 ».

Une femme saluée pour son humanité

La disparition de Nadia Farès a suscité une vive émotion dans le milieu artistique. L’actrice Gwendoline Hamon a évoqué « une déflagration » en apprenant la nouvelle. Elle garde le souvenir d’une amie lumineuse, décrite comme « vivante, généreuse, honnête et drôle », avec qui elle échangeait encore récemment.

Une trajectoire singulière

Née à Marrakech en 1968, d’un père marocain et d’une mère arménienne, Nadia Farès grandit en France avant de rejoindre Paris pour tenter sa chance. Ses débuts sont modestes, entre petits emplois et castings, avant de se faire une place à la télévision dans les années 1990, puis au cinéma. Elle construira, au fil des années, une carrière éclectique, entre films populaires, œuvres d’auteur et séries télévisées.

Une disparition qui laisse un vide

À 57 ans, Nadia Farès disparaît au moment où de nouveaux projets s’ouvraient à elle. Actrice reconnue, réalisatrice en devenir, elle laisse derrière elle une œuvre marquée par la diversité et une présence singulière. Son parcours, fait de détermination et de résilience, restera comme celui d’une artiste entière, emportée trop tôt.