L’anglais au cœur d’une réforme majeure en Tunisie !
La Tunisie pourrait profondément transformer son système éducatif et administratif. Une proposition de loi examinée au Parlement prévoit de généraliser l’apprentissage de l’anglais dès le primaire et d’étendre son usage à l’ensemble des institutions publiques.
Publié : 11 février 2026 à 11h13 par La Rédaction
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Un changement d’orientation linguistique pourrait s’imposer en Tunisie. Le Parlement examine actuellement une proposition de loi qui entend donner une place centrale à l’anglais dans l’enseignement et dans le fonctionnement de l’État. Le texte, inscrit sous le numéro 117/2025, est étudié par la commission chargée de l’éducation, de la formation professionnelle, de la recherche scientifique, de la jeunesse et des sports.
L’objectif affiché est clair : repositionner l’anglais devant le français comme un levier stratégique pour l’avenir du pays. La réforme prévoit que les élèves découvrent cette langue dès la deuxième année de l’enseignement de base. Elle ne serait plus considérée comme un apprentissage secondaire mais comme une discipline essentielle intégrée au socle des matières obligatoires.
Les matières scientifiques basculeraient vers l’anglais
Le projet prévoit également une évolution significative à partir du collège. Les matières scientifiques et technologiques devraient être enseignées directement en anglais. Mathématiques, physique ou informatique pourraient ainsi être dispensées dans cette langue.
Cette orientation marquerait une rupture avec l’organisation linguistique traditionnelle, historiquement dominée par l’arabe et le français. Les promoteurs du texte estiment que cette transition permettrait d’améliorer l’accès aux connaissances scientifiques et aux innovations internationales.
L’enseignement supérieur concerné par la réforme
La transformation ne se limiterait pas au cycle scolaire. Le texte prévoit aussi une obligation pour les universités et les centres de recherche d’intégrer l’anglais dans leurs programmes. Les filières technologiques, scientifiques, médicales et économiques seraient particulièrement visées par cette mesure.
Selon les initiateurs du projet, cette évolution permettrait de mieux préparer les étudiants aux exigences du marché du travail international, où la maîtrise de l’anglais est souvent indispensable, notamment dans les secteurs innovants et numériques.
L’anglais appelé à devenir une langue de travail dans l’administration
La proposition de loi va au-delà du système éducatif. Elle prévoit également d’étendre l’usage de l’anglais à l’ensemble des institutions publiques. Cette langue deviendrait une seconde langue de travail dans plusieurs domaines stratégiques.
Les échanges diplomatiques, la coopération économique internationale, l’attraction des investissements étrangers ou encore la gestion des systèmes informatiques publics seraient concernés par cette transformation. Les porteurs du projet considèrent cette évolution comme un moyen d’aligner la Tunisie sur les standards internationaux.
Une stratégie tournée vers la compétitivité et l’ouverture internationale
Les auteurs de la proposition défendent une réforme pensée comme un outil de modernisation. Selon eux, renforcer la place de l’anglais permettrait d’améliorer la compétitivité du système éducatif tunisien et de faciliter l’intégration du pays dans l’économie mondiale.
Dans un contexte marqué par la mondialisation et la transformation numérique, cette orientation vise également à renforcer l’attractivité économique du pays. La maîtrise de l’anglais est présentée comme un facteur déterminant pour attirer les investissements et favoriser le développement des secteurs technologiques et scientifiques.
Un projet qui pourrait redéfinir le paysage linguistique tunisien
Si elle est adoptée, cette réforme représenterait un tournant majeur dans la politique linguistique du pays. Elle traduirait la volonté d’adapter l’éducation et l’administration aux évolutions internationales, tout en répondant aux besoins du marché de l’emploi.
L’examen du texte se poursuit actuellement au Parlement. Son adoption pourrait ouvrir la voie à l’une des transformations les plus importantes du système éducatif tunisien depuis plusieurs décennies.
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