Yennayer 2976 : Paris célèbre le Nouvel An berbère avec un grand défilé-carnaval !
Le Nouvel An berbère s’invite, samedi 10 janvier 2026, dans les rues des 19e et 20e arrondissements de Paris pour sa 3e édition.
Publié : 10 janvier 2026 à 10h05 par La Rédaction
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Paris vibrera ce samedi 10 janvier 2026 au rythme de Yennayer 2976, le Nouvel An berbère. À cette occasion, un grand défilé-carnaval festif et familial animera les rues de la capitale. Organisée par l’association Kabylie Équitable, en partenariat avec Beur FM et la CAAPIF ( coordination des associations amazigh de Paris, Ile-de-France ) cette 3e édition met à l’honneur la diversité et la tolérance. Elle rassemblera toutes celles et ceux – Berbères ou non – qui souhaitent célébrer ensemble le début de la nouvelle année dans un esprit de fraternité.
Un carnaval haut en couleurs dans les rues de Paris
Présenté comme un « cortège à ciel ouvert », le défilé entend rappeler que la culture berbère est synonyme de liberté, de diversité et de rassemblement. Le parcours, familial et haut en couleur, partira à 14h30 de la mairie du 19e arrondissement (place Roger-Madec, anciennement place Armand-Carrel), pour rejoindre la place de la Réunion dans le 20e aux alentours de 16h30. Berbères de Paris ou pas sont conviés à participer à cet événement fraternel et ouvert à tous, afin d’accueillir ensemble la nouvelle année.
Au programme : un couscous géant partagé en plein air, des troupes de musique et de danse traditionnelle, sans oublier les costumes chatoyants arborant fièrement les couleurs amazighes. Preuve de son attractivité, les précédentes éditions ont rassemblé des participants de toutes origines : Kabyles, Rifains, Aurésiens mais aussi Européens, Africains ou Asiatiques, tous venus célébrer dans la rue ce moment de fête et de partage . « C’est une fête de rassemblement et de partage », résume un membre de Kabylie Équitable et co-organisateur de l’événement.
Yennayer : une fête ancestrale et conviviale
Yennayer, le Nouvel An amazigh, est célébré chaque année aux alentours du 12 janvier – un décalage d’environ 12 jours par rapport au calendrier grégorien. L’année amazighe 2976 correspond ainsi à 2026 dans notre calendrier. Cette numérotation plonge ses racines dans l’Histoire : l’an 1 du calendrier berbère a été fixé symboliquement à 950 av. J.-C., date où le roi berbère Sheshonq Iᵉʳ accéda au trône d’Égypte. Fête plurimillénaire ancrée dans les traditions nord-africaines, Yennayer marque le début d’une nouvelle année agricole, synonyme de renouveau de la nature après l’hiver et d’espoir de prospérité pour les mois à venir.
Ce Nouvel An berbère est une fête culturelle et unificatrice. Depuis l’Antiquité, elle porte des valeurs de convivialité, de partage et de respect de la nature. Traditionnellement, on profite du passage à la nouvelle année pour renouveler les réserves de nourriture et pour chasser symboliquement les « mauvais esprits » du foyer, afin de commencer l’année sous de bons auspices. Un copieux repas familial est préparé pour l’occasion, composé le plus souvent d’un couscous garni de volaille, de légumes et de fruits secs, symbolisant l’abondance et la prospérité à venir. En Kabylie, il est même coutume de dissimuler une fève ou un petit objet dans le plat : celui ou celle qui le découvre sera chanceux pour l’année qui commence. Dans de nombreuses familles, on bénit les plus jeunes en posant quelques grains de blé ou des dattes sur leur tête, tandis que les aînés racontent l’histoire et les légendes liées à cette fête ancestrale. Ces rituels familiaux illustrent l’attachement à la transmission de la culture berbère, de génération en génération.
Aujourd’hui, Yennayer connaît un véritable regain d’intérêt. Célébrée à travers le monde par les communautés berbères de la diaspora, cette fête a gagné en visibilité grâce à la reconnaissance accrue de la culture amazighe dans les pays d’origine. En Algérie, par exemple, Yennayer est officiellement devenu jour férié en 2018, et le Maroc a à son tour annoncé en 2023 l’inscription du Nouvel An amazigh au calendrier des fêtes nationales. En France, preuve de son importance symbolique, Yennayer a été inscrit en 2020 à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel. Autre signe des temps : la langue tamazight (berbère) a obtenu le statut de langue officielle en Algérie et au Maroc ces dernières années. Autant de reconnaissances qui contribuent à faire de Yennayer un événement culturel majeur, fêté aussi bien au Maghreb qu’en Europe.
Paris, vitrine de la culture amazighe
La capitale française occupe une place particulière pour la diaspora berbère. Paris est même considérée comme l’une des premières « villes berbères » du monde, en raison de la forte présence de communautés originaires de Kabylie, des Aurès, du Rif ou encore du Souss. Pour de nombreuses familles issues de l’immigration nord-africaine, Yennayer est ainsi devenu au fil du temps un rendez-vous culturel incontournable, structurant leur vie sociale et associative en France. Longtemps cantonnée à la sphère privée, la célébration du Nouvel An amazigh prend aujourd’hui une nouvelle ampleur : les jeunes générations franco-berbères investissent l’espace public afin de partager fièrement leurs traditions avec le plus grand nombre. Cet élan témoigne d’une soif de transmission et d’une volonté de préserver la langue et les valeurs berbères, même loin de la terre d’origine.
Ce rendez-vous festif reflète un double héritage : la modernité d’une fête citoyenne ouverte sur le monde, et le profond attachement aux traditions ancestrales. « Yennayer 2976 » sera ainsi l’occasion de célébrer fièrement l’identité amazighe, de transmettre des savoirs culturels et de partager des valeurs de solidarité dans l’allégresse du Nouvel An . En ce début d’année pas comme les autres, Paris s’apprête à devenir, le temps d’une journée, la scène d’une culture millénaire toujours vibrante – un véritable message d’unité et d’espoir porté haut par la communauté berbère et tous ses amis.
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