Yema et son fil d’or, un hommage vibrant aux mères algériennes !
Entre musique, récit intime et mémoire collective, le spectacle Yema et son fil d’or, porté par Le Jazzaïri de Paris, Wiam Benamar et la chorale Ranim, célèbre la transmission, la résilience et l’amour d’une mère pour son fils. Une fresque artistique présentée en partenariat avec Beur FM.
Publié : 18 février 2026 à 20h43 par La Rédaction
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Une déclaration d’amour à l’Algérie et aux mamans. Il y a des spectacles qui divertissent. D’autres qui touchent au cœur. Yema et son fil d’or appartient à la seconde catégorie. Il sera présenté le dimanche 8 mars à 21h30 au Théâtre National d’Alger Mahieddine Bachtarzi, dans le cadre du programme officiel Ramadan.
Écrit et produit par Sabrina et Farouk Rahal, ce concert musical original met en scène une histoire intime, celle d’un homme façonné par les paroles, les silences et la force de sa mère. Le rendez-vous plante le décor : nous sommes dans l’Algérie des années 1980, une époque décrite comme lumineuse, faite de simplicité et de musique.
Le spectacle s’ouvre sur une confidence : « Le lieu et l’époque ou nous sommes dans l’histoire se situe dans les années 80/82 Une très belle époque, pleine de joies, d’amour, de musiques et de simplicités. »
Au fil des tableaux, le public découvrira le regard d’un fils sur celle qui l’a construit. La mère n’est pas seulement une figure affective. Elle est pilier, mémoire, racine. Le texte le dit sans détour : « Une mère ne transmet pas seulement avec des mots. Elle transmet avec le regard, avec la patience, avec les silences habités, avec les saveurs, avec des tissus, avec des parfums, des photos… et parfois avec des Chekias… » Dans cette relation, tout est transmission. La dignité. L’amour. Le respect. Le sens de l’effort.
Mais derrière ce récit, il y a aussi un homme. Farouk Rahal, alias Le Jazzaïri de Paris, se raconte sans détour. Le communiqué de presse le présente clairement : « C’est l’histoire d’un type de 50 ans… ». Le spectacle est autobiographique. Il ne s’agit pas seulement d’un hommage abstrait aux mères algériennes, mais du parcours personnel d’un fils qui revisite son enfance, son héritage et la voix de sa mère qui l’accompagne encore.
Le fil invisible d’une transmission
Au centre de la pièce, il y a ce “fil d’or”. Une métaphore forte. Celle d’un lien invisible entre une mère et son fils, même en l’absence du père. Le spectacle l’exprime ainsi : « La transmission d’une maman à son fils quand il n’y a pas de PAPA, est un fil invisible, le fameux fil d’or… L’homme que je suis aujourd’hui, c’est, à elle que je le dois. »
À travers les récits, l’Algérie prend les traits d’une femme. Belle, fière, blessée parfois, mais toujours debout. La mère parle de son pays comme d’un amour profond. Un amour fait de respect et de pudeur.
Dans ses souvenirs, la cuisine devient aussi un territoire de mémoire. Les plats mijotent longuement, comme l’histoire du pays. Les épices se mêlent sans jamais s’effacer, à l’image des cultures et des peuples. Chaque recette porte une mémoire, chaque geste répété depuis des générations raconte une filiation. La transmission passe aussi par les saveurs, par ces tables où l’on apprend sans discours ce que signifie appartenir à une terre.
Elle évoque aussi la guerre, sans haine, mais avec gravité. Elle rappelle que la liberté n’est pas tombée du ciel : « La liberté, mon fils, n’est pas tombée du ciel. Elle a été portée par des mères, des pères, des sœurs, des fils. ALLAH YLHAMOUM EL JOUHADA. » Ce passage donne au spectacle une dimension historique et mémorielle. L’hommage dépasse le cercle familial. Il s’adresse à toutes les femmes algériennes, à celles qui ont porté le pays dans l’ombre.
Le spectacle insiste aussi sur la résilience. Celle de ces mères capables d’encaisser les épreuves, d’élever leurs enfants malgré les difficultés, de transmettre la dignité sans jamais se plaindre. La mère devient symbole d’endurance et de force silencieuse. Elle le dit clairement à son fils : « Ce que je te donne, à ton tour tu devras le porter. ». Cette capacité à dépasser les obstacles est au cœur du projet artistique.
Un spectacle musical participatif
Yema et son fil d’or n’est pas un simple concert. C’est une expérience immersive. Le public est invité à chanter, à frapper dans les mains, à vibrer avec les artistes. Les organisateurs précisent : « Dans ce spectacle musical, dramatique et participatif il est question de chanter avec le public des grands classiques ALGERIENS. » Sur scène, Le Jazzaïri de Paris, Wiam Benamar et la chorale Ranim donnent corps à cette fresque. Le spectacle est structuré en plusieurs tableaux, alternant récits, chants et projections.
Pensé comme un conte musical original de Batna à Paris, le projet assume pleinement son ancrage entre deux rives. Il racontera un parcours diasporique, entre l’Algérie natale et la capitale française, entre mémoire et modernité. Parmi les titres revisités figurent des classiques emblématiques comme Ya Rayah, Mahla del Hachia, Sidi Boumediène, Idir – A Vava Inouva, ou encore Bnet El Djazair. D’autres morceaux inédits viennent enrichir le répertoire, à l’image de « One, Two, Tri Algeria », « Toute ma joie » ou « Algerose ».
L’album, composé de 15 titres, a été enregistré entre Oran, Batna, Alger, Paris et Tizi Ouzou. Un nouveau titre, « EL FARHA », est annoncé avec une sortie prévue le 23 février 2026.
L’Algérie comme héritage vivant
Au-delà de la musique, le spectacle interroge le rapport à l’identité. Être algérien ne se résume pas à une origine. C’est une fidélité. C’est se formule ainsi : « Être algérien, pour lui, ce n’est pas seulement une origine. C’est une fidélité. » Une fidélité aux saveurs, à la langue, aux souvenirs. Une fidélité à celles qui ont transmis sans bruit.
Farouk Rahal, alias Le Jazzaïri de Paris, l’affirme avec force : « Quand t’as l’Algérie dans le sang… Tu peux vivre où tu veux, faire semblant d’oublier, mais elle, elle reste dans tes veines… » Le spectacle revendique une Algérie plurielle. Une Algérie de beauté, d’histoire, d’éducation et de fierté.
Certains tableaux rendent également hommage aux femmes engagées et à la période de l’indépendance. Le spectacle traverse les époques, rappelle les luttes et met en lumière celles qui ont joué un rôle décisif dans l’histoire du pays.
Et cette phrase résonne comme une invitation : « Si t’as l’Algérie dans le cœur, alors t’es au bon endroit. »
Une production ambitieuse
Porté par Goodmoon Entertainment, le spectacle mobilisera une équipe artistique et technique conséquente. Huit micros statiques, un micro casque, piano à queue, batterie, projections vidéo : la mise en scène signée Sidali Akloul accompagne une scénographie soignée.
Le projet est présenté comme « une expérience artistique et pédagogique » visant à sensibiliser à la résilience des mamans algériennes et à l’importance de la transmission.
Au-delà de l’émotion, le spectacle revendique une véritable dimension pédagogique. Il invite le public à réfléchir à la mémoire, à l’héritage et à la responsabilité des générations suivantes. Il ne s’agit pas seulement de chanter, mais de comprendre d’où l’on vient et ce que l’on transmet à son tour.
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