Printemps des Libertés 2026 : la culture comme acte de résistance à Belleville !
Les mots ont un poids particulier à Belleville. Du 19 au 26 avril 2026, l’Association de Culture Berbère (ACB) donne rendez-vous au public pour la troisième édition du Printemps des Libertés, une semaine de rencontres, de projections, de poésie et de musique où la culture se revendique comme un acte de résistance, joyeuse, portée par une volonté de faire vivre les cultures dans un esprit d’ouverture et de partage. Cette édition s’articule autour d’un mot d’ordre clair : « Des mots pour résister ».
Publié : 12h59 par La Rédaction
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/AeWr17FGuu/image/Dossier_de_presse_compressed_page_00011774950803250-format16by9.jpg)
Le coup d’envoi sera donné le 1er avril, lors d’une conférence de presse organisée rue des Maronites, dans le 20e arrondissement de Paris, avant une semaine de programmation dense ouverte au public. Au fil des années, l’événement s’est imposé comme un rendez-vous culturel et citoyen à part, mêlant création artistique, mémoire et engagement.
Une mémoire vivante, ancrée dans l’histoire
Le Printemps des Libertés s’inscrit dans une histoire plus large. Il fait écho aux mobilisations berbères de 1980 et 2001, moments clés où la question culturelle s’est imposée comme un enjeu politique majeur. L’événement ne se contente pas de commémorer cet héritage : il le prolonge, en le mettant en dialogue avec les enjeux contemporains.
À Belleville, quartier populaire et multiculturel, cet ancrage prend tout son sens. Depuis sa création en 1979, l’ACB y développe un travail de terrain autour de la transmission, du lien social et de l’accès à la culture pour tous, avec une attention particulière portée aux publics éloignés de l’offre culturelle, à la réduction des inégalités d’accès et à la création d’espaces d’expression ouverts à tous. Ici, la culture est envisagée comme un outil concret pour faire société.
« Que peut la culture ? »
La question traverse toute cette édition. Elle renvoie à une réflexion posée dans la revue Esprit : « Que peut la culture ? ». Une interrogation qui résonne particulièrement dans un contexte marqué par les tensions identitaires et les replis.
La réponse proposée par le Printemps des Libertés ne passe pas par des discours abstraits. Elle se construit à travers les œuvres, les échanges et les expériences partagées. Défendre les arts et les lettres, c’est aussi défendre la possibilité d’un espace de liberté et de dialogue, où la poésie et la création artistique deviennent de véritables actes de résistance, des outils de vigilance et de dignité face aux replis et aux discours dominants.
Les langues comme héritage et comme combat
Au cœur de cette édition, il y a les mots — et derrière eux, les langues. Le festival rappelle que chaque langue porte une mémoire, une manière de dire le monde et de le transmettre, mais aussi une fragilité face aux risques de disparition qui menacent de nombreuses langues minorées.
Face aux logiques d’uniformisation, le Printemps des Libertés met en avant la diversité linguistique comme une richesse à préserver, dans un contexte d’urgence culturelle où certaines langues peinent à survivre et à se transmettre.
Faire vivre une langue, c’est maintenir un lien avec une histoire, mais aussi affirmer une présence dans le présent. Une forme de résistance discrète, mais essentielle.
Une programmation entre cinéma, poésie et musique
Pendant une semaine, l’événement déploie une programmation riche et accessible. Le cinéma ouvre le cycle avec la projection de Fadhma N’Soumer, consacrée à une figure majeure de la résistance kabyle. Des soirées poétiques, des rencontres et des temps d’échange viendront rythmer les jours suivants, faisant de la poésie un espace d’expression central où la parole devient un acte engagé.
Figure centrale de cette édition, Ben Mohamed accompagnera plusieurs moments du festival. Auteur et homme de radio, connu notamment pour le texte de « A Vava Inouva » interprété par Idir, il incarnera ce fil conducteur entre mémoire et création.
D’autres artistes issus de différentes traditions — kabyle, bretonne ou occitane — viendront enrichir la programmation.
Entre héritage et création contemporaine
Le Printemps des Libertés regarde autant vers le passé que vers le présent. Le concert de clôture, organisé au Cabaret Sauvage, en sera l’illustration. Sur scène, Zahia Bel, Azal Belkadi, le trio Amzeri et Ali Amran proposeront un dialogue entre traditions et expressions contemporaines.
Musique, poésie et performance s’y mêleront dans une même volonté : faire circuler les héritages sans les figer, et les inscrire dans une dynamique vivante.
Un événement ouvert et accessible
Au-delà de sa dimension artistique, le Printemps des Libertés revendique une vocation sociale et citoyenne. De nombreuses activités sont accessibles gratuitement, dans une volonté affirmée de rendre la culture accessible au plus grand nombre.
Une autre idée de la culture
Ni festival classique, ni simple événement militant, le Printemps des Libertés trace une voie singulière. Derrière sa programmation, une idée persiste : la culture peut encore être un espace de résistance, de transmission et de dialogue.
À Belleville, pendant une semaine, cette conviction prend forme. Dans les mots, dans les voix, dans les langues. Et dans cette idée simple : continuer à dire, c’est déjà résister. Une manière de rappeler que la création artistique, loin d’être accessoire, reste un levier essentiel pour penser le monde et affirmer des formes de liberté.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/beurfm/images/logo.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/AeWr17FGuu/image/maroc-algerie-tunisie1640630152788-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/AeWr17FGuu/image/Capture_d_e_cran_2026_03_31_a__12_21_341774952565895-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/AeWr17FGuu/image/Liamine_Ze_roual___Wikipe_dia1774796661682-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/AeWr17FGuu/image/518256493_1701671017190210_1065194436212225457_n1756913191635-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/AeWr17FGuu/image/Tunisie1674242195152-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/AeWr17FGuu/image/ymtzx1lm0ifqtmy1euwb1641223847767-format1by1.jpg)