Pascal Confavreux détaille sur Beur FM les priorités diplomatiques de la France !
Invité ce mercredi 6 mai dans l’émission Les Z’informés sur Beur FM, au micro d’Adile Farquane, Pascal Confavreux, porte-parole du Quai d’Orsay, est revenu sur la crise autour du détroit d’Ormuz et sur le sommet Africa Forward, organisé les 11 et 12 mai à Nairobi par la France et le Kenya. Il a défendu une diplomatie française fondée sur la fiabilité, le dialogue et le renouvellement du partenariat avec le continent africain.
Publié : 13h43 par La Rédaction
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Dans un contexte international tendu, Pascal Confavreux assume une diplomatie française mobilisée sur les conséquences concrètes des crises mondiales. Interrogé sur l’état d’esprit du Quai d’Orsay, le porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a répondu d’un mot : « concentré ».
Selon lui, l’action diplomatique française ne se limite pas aux grands équilibres géopolitiques. Elle touche aussi directement le quotidien des Français. Prix du carburant, pouvoir d’achat, stabilité économique : les tensions internationales finissent toujours par produire des effets très concrets. « Ce que je peux vous dire, c’est que les autorités politiques du président, le ministre des Affaires, Jean-Noël Barrot sont tous extrêmement concentrés sur la réduction de l’impact que ces crises mondiales qui se multiplient peuvent avoir pour les Françaises et les Français », a-t-il déclaré.
Le blocage du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial, est au cœur des préoccupations. Pascal Confavreux a rappelé que cette crise pouvait peser lourdement sur l’économie internationale. « Ce qui se passe, le blocage du détroit d’Ormuz a un impact sur la stabilité de l’économie mondiale, a un impact sur le prix du carburant », a-t-il insisté.
Pour Paris, la réponse doit donc se construire à la source de la crise. « C’est la première mission du ministère des Affaires étrangères, c’est d’aller résoudre la crise de là d’où elle vient, au cœur du problème », a expliqué le porte-parole.
Paris défend la liberté de navigation, sans logique de guerre dans le détroit d’Ormuz
Sur le dossier iranien, Pascal Confavreux a voulu clarifier la position française. La priorité, selon lui, reste le rétablissement de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, mais dans un cadre strictement défensif. « C’est un des éléments de notre activité, c’est d’aller rétablir la liberté de navigation une fois que ces conditions le permettront, dans une approche strictement défensive », a-t-il affirmé.
Le porte-parole du Quai d’Orsay a présenté la France comme un partenaire solide pour ses alliés dans la région. « La première, c’est d’être un allié fiable, prévisible, et ça a de la valeur pour ses alliés dans la région », a-t-il indiqué. Il a notamment évoqué les pays touchés par des attaques attribuées à l’Iran, dont les Émirats arabes unis.
« On a condamné avec la plus grande fermeté les attaques notamment contre les Émirats arabes unis récemment qui venaient de l’Iran », a-t-il rappelé, ajoutant que Paris voulait montrer qu’elle demeurait « un allié fiable et puissant ». Mais la France entend aussi se présenter comme une puissance de médiation. « Le deuxième, c’est d’être aussi une solution, une apporteuse de solutions », a poursuivi Pascal Confavreux.
À ses yeux, la réouverture du détroit répond à deux impératifs. Le premier est économique. Le second relève du droit international. « Ce détroit doit être ouvert pour deux raisons. La première pour l’économie, la deuxième parce que ces détroits, ce sont des parties du bien commun mondial, c’est-à-dire qu’ils obéissent et ils ne sont la propriété de personne. Ce sont des eaux internationales. », a-t-il souligné.
Il a mis en garde contre le précédent que pourrait créer le blocage d’une voie maritime internationale. « Si vous avez une nation ou des nations qui le bloquent, ça peut faire un précédent pour plein d’autres détroits », a-t-il expliqué, citant notamment le détroit de Malacca.
« Ça, c’est par la négociation »
Interrogé sur le risque d’une confrontation militaire avec l’Iran, Pascal Confavreux a été clair : la France ne veut pas être entraînée dans une logique de cobelligérance. « Ça, c’est par la négociation », a-t-il répondu. Avant de préciser : « Ce n’est pas par nous pousser à aller libérer le détroit parce que ça ferait de nous des co-belligérants, et c’est ce qu’on ne veut pas du tout. »
Le porte-parole du Quai d’Orsay estime qu’une action militaire directe aurait pour effet d’aggraver les tensions régionales. « Ça augmenterait la conflictualité dans la région alors qu’on veut plutôt là diminuer », a-t-il fait valoir.
La France privilégie donc des canaux de discussion avec les différents acteurs impliqués. Pascal Confavreux a indiqué que le président de la République avait échangé avec son homologue iranien afin de transmettre les messages de Paris. L’objectif : obtenir une réouverture rapide du détroit et encourager les parties responsables du blocage à lever les obstacles. « Il faut établir des cadres de négociation et de discussion », a-t-il résumé.
Une cinquantaine de pays mobilisés autour des escortes de navires
Pascal Confavreux a également évoqué la préparation d’un dispositif international destiné à accompagner les navires lorsque les conditions de stabilité seront réunies. « On a organisé avec une cinquantaine de pays des capacités de venir faire des escortes militaires et techniques de tankers une fois que les conditions seront rétablies . », a-t-il expliqué. Concrètement, cette mission pourrait associer des bâtiments français et des navires d’autres nationalités. « Il y aura des bateaux français, mais aussi plein d’autres nationalités », a-t-il précisé.
Le porte-parole du Quai d’Orsay a insisté sur l’importance de rassurer les acteurs économiques. Les compagnies, les assureurs et les opérateurs maritimes ne reprendront pas leurs activités sans garanties. « Les assureurs, les opérateurs, ils demanderont une forme de gage de réassurance et c’est ça qu’on viendra apporter », a-t-il affirmé.
Dans cette logique, Pascal Confavreux a mentionné le déplacement du porte-avions Charles de Gaulle. « Le porte-avions Charles de Gaulle a passé le canal de Suez pour se rapprocher de la région », a-t-il indiqué, expliquant que ce mouvement devait permettre à la France d’être en capacité d’apporter un soutien « le moment venu ».
Des partenaires du Golfe qui disent « merci d’avoir été présents »
Le porte-parole a aussi défendu l’utilité concrète de la présence française auprès des alliés du Golfe. Selon lui, certains partenaires ont mesuré l’engagement de Paris au moment des attaques de drones ou de missiles. « La France, elle a été extrêmement appréciée début mars par le Qatar, par les Émirats arabes unis », a-t-il assuré. Il a rappelé que la France dispose d’accords de défense avec ces pays. « Ils ont vu qu’on était là aussi pour les protéger, pour abattre des drones ou des missiles qui les visaient », a-t-il expliqué.
D’après Pascal Confavreux, ce soutien a laissé une trace dans la relation bilatérale. «Quand vous leur posez la question, eh bien ils vous disent “merci d’avoir été présents” », a-t-il rapporté.
Pour le Quai d’Orsay, cette séquence confirme la ligne française : fermeté, dialogue et recherche de solutions. « Une France qui se veut ferme, d’accord, qui parle à tout le monde, fiable. Et surtout qui est du côté des solutions », a résumé Pascal Confavreux.
Nairobi, un sommet pour changer de méthode avec l’Afrique
La seconde partie de l’entretien a été consacrée au sommet Africa Forward, organisé les 11 et 12 mai à Nairobi par la France et le Kenya. Un choix symbolique, puisque le Kenya est un pays anglophone, alors que la relation française avec l’Afrique reste souvent associée à l’espace francophone.
Pascal Confavreux voit dans ce sommet une étape importante du bilan africain d’Emmanuel Macron. Il l’a présenté comme un prolongement du discours de Ouagadougou, prononcé en 2017, au début du premier quinquennat. « Le président Emmanuel Macron, il a fait un grand discours quand il a commencé son premier quinquennat, qui était le discours de Ouagadougou », a-t-il rappelé.
Selon lui, ce discours avait ouvert une transformation profonde de la relation entre la France et les pays africains. Il cite plusieurs chantiers : les restitutions de biens culturels, le travail mémoriel, la réforme du franc CFA et la réorganisation de la présence militaire française. « Neuf ans après, ce qui avait été dit, qui serait fait, a été fait et a été mis en œuvre », a affirmé Pascal Confavreux.
Le sommet de Nairobi doit justement incarner ce changement de méthode. Il ne s’agira pas, selon lui, d’un sommet diplomatique classique uniquement centré sur les chefs d’État. « Ce n’est pas un sommet de chefs d’État et de gouvernement, c’est un sommet où seront au cœur les sociétés civiles, les businessmen, la diaspora, la culture, le sport », a-t-il détaillé.
Sociétés civiles, entrepreneurs, diaspora : Paris veut sortir du tête-à-tête institutionnel
Pascal Confavreux a insisté sur la place donnée aux acteurs non étatiques. La première journée du sommet prendra, selon lui, une forme plus ouverte, presque festive, avec un forum d’affaires et une forte présence d’entrepreneurs. « Vous verrez par l’exemple à Nairobi quelque chose qui sera à la fois très vivant, avec une première journée avec une forme de festival », a-t-il annoncé.
Plus de 2 000 chefs d’entreprise venus du continent africain sont attendus. Les échanges porteront notamment sur l’investissement, le commerce bilatéral et les nouveaux partenariats économiques. « Il y aura des investissements, il y aura des annonces d’investissements », a indiqué le porte-parole.
Face aux critiques sur le recul supposé de l’influence française en Afrique, Pascal Confavreux répond par la volonté de montrer une autre réalité, plus économique, plus partenariale et plus tournée vers les nouvelles générations. « On capte à la fois les critiques qui avaient été faites sur le passé, et justement, tout ce qui a été fait sur ces dix dernières années a consisté à y répondre et à se libérer », a-t-il déclaré.
L’objectif affiché à Nairobi est donc de présenter une relation franco-africaine moins marquée par les dossiers sensibles du passé. « Montrer ces partenariats qui sont renouvelés, qui sont gagnant-gagnant, dans lesquels on défend nos intérêts de manière très transparente », a-t-il expliqué.
Il a aussi insisté sur la place des jeunes générations. Le sommet doit, selon lui, « placer au cœur ces nouvelles jeunesses, ces populations civiles, ces entrepreneurs ».
« On n’aura plus ces critiques d’accusation de colonialisme »
Pascal Confavreux a reconnu l’existence d’un regard critique porté sur la politique française en Afrique. Mais il estime que Paris a engagé une série de transformations pour y répondre. « On n’aura plus ces critiques d’accusation de colonialisme. On n’aura plus ces critiques du fait que la France était uniquement sur les sujets sécuritaires sur le continent africain », a-t-il assuré.
Pour le porte-parole, la France veut désormais s’appuyer sur d’autres relais. « On se tourne vers les nouveaux relais que sont en particulier ces jeunesses », a-t-il indiqué.
Pourquoi Nairobi ?
Le choix de la capitale kényane n’est pas un hasard. Il marque l’élargissement de la relation française au-delà de l’Afrique francophone. Selon lui, Paris partage avec Nairobi une même volonté de réformer le système international. « Je pense qu’il y a un alignement assez fort avec les autorités nigériennes et kenyanes sur notamment la réforme du système international », a-t-il déclaré.
Le sommet doit ainsi aborder la place des pays africains dans la gouvernance mondiale. Pascal Confavreux estime que les institutions issues de l’après-guerre ne correspondent plus pleinement aux réalités actuelles. « C’est extrêmement important, comment on donne plus de place aux pays africains dans la gouvernance mondiale internationale, parce que les institutions de Bretton Woods de 1945 sont un petit peu dépassées dans cette partie de gouvernance », a-t-il affirmé.
Les questions de paix et de sécurité seront également évoquées, mais elles ne constitueront pas l’axe central du rendez-vous. « Il y aura un aspect plus entre guillemets paix et sécurité un peu plus classique, mais vous voyez qu’il ne vient pas au cœur du sommet », a-t-il précisé.
Addis-Abeba après Nairobi : l’Union africaine au centre des discussions
Après le sommet de Nairobi, Emmanuel Macron doit se rendre à Addis-Abeba, en Éthiopie. Pascal Confavreux a indiqué que le chef de l’État y rencontrerait le président de l’Union africaine ainsi que le secrétaire général des Nations unies.
Ce format à trois doit permettre d’évoquer le rôle de l’Union africaine dans la résolution des crises du continent. Il s’agira, selon lui, de voir « les solutions que l’Union africaine peut apporter » aux différentes crises africaines.
Restitution des biens culturels : un signal avant Africa Forward
L’entretien a aussi été marqué par l’annonce de l’adoption du projet de loi relatif à la restitution des biens culturels. Pour Pascal Confavreux, ce texte s’inscrit directement dans les engagements pris par Emmanuel Macron en 2017. « Dans le discours du président de la République en 2017, un des éléments des engagements qui s’étaient pris, c’était que des œuvres d’art qui avaient été prises de manière illicite par notre histoire, par nos prédécesseurs, avaient plus leur place sur le continent africain plutôt que dans certains musées, selon certaines conditions », a-t-il rappelé.
Des restitutions ont déjà eu lieu, notamment vers la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou le Togo. Pascal Confavreux cite en particulier « le tambour-parleur en Côte d’Ivoire ». Le porte-parole a souligné la complexité du processus. Jusqu’ici, chaque restitution nécessitait une loi spécifique. « Pour faire des restitutions au cas par cas, la loi actuelle obligeait de passer une loi par restitution. Vous imaginez la lourdeur de la chose », a-t-il expliqué.
Le nouveau cadre doit permettre d’aller plus vite. « C’est une loi générale qui va autoriser le gouvernement à prendre par décret, selon des critères qui seront bien à déterminer, des biens culturels qui auront été pris de manière illicite entre 1875 et 1970», a détaillé Pascal Confavreux.
Des partenariats entre musées pour accompagner les retours
Pour Pascal Confavreux, les restitutions ne se limitent pas au transfert d’objets. Elles doivent aussi ouvrir une nouvelle coopération culturelle entre institutions françaises et africaines. « Ça crée des nouveaux partenariats », a-t-il estimé.
Il a évoqué la possibilité d’un accompagnement technique et culturel autour des œuvres restituées. « Il peut y avoir des partenariats entre musées pour aider, entre les musées français et les musées locaux, pour aider à la conservation, à la mise en valeur de toutes les œuvres qui vont reprendre leur place sur place », a-t-il expliqué.
Diaspora et entrepreneurs franco-africains : des attentes concrètes
La question de la diaspora et des entrepreneurs franco-africains a également occupé une place importante dans l’échange. Financement, mobilité, accès aux réseaux : les obstacles demeurent nombreux pour celles et ceux qui veulent développer des projets entre la France et le continent africain.
Pascal Confavreux a annoncé la présence, à Nairobi, des principaux opérateurs publics français chargés d’accompagner ces dynamiques économiques. « Il va y avoir la présence, lors de ce sommet, de l’ensemble des opérateurs du gouvernement qui interviennent dans ces sujets », a-t-il indiqué.
« Je pense à, bien sûr, l’Agence française de développement. Je pense à une de ses filiales qui s’appelle Proparco », a-t-il détaillé, en expliquant que cette structure peut notamment intervenir en capital dans des entreprises.
Business France sera également mobilisée pour soutenir les entrepreneurs dans leurs démarches commerciales. « Business France, donc là qui vient accompagner les entrepreneurs plus dans l’import à l’export, dans la partie commerciale », a-t-il précisé.
Le sommet doit aussi donner la parole aux porteurs de projets. Pascal Confavreux a évoqué une scène dédiée aux entrepreneurs et entrepreneuses dans le cadre de « Business for All ». Il promet une atmosphère énergique, inspirée de grands rendez-vous économiques organisés en France. « Ce sera un peu cette même atmosphère extrêmement vibrante avec tous ces jeunes, français mais aussi africains, qui répondent présents », a-t-il affirmé.
Pour lui, la diaspora constitue une force majeure dans la relation entre la France et l’Afrique. « Ils sont cette richesse, disons, dans notre relation entre les différents pays africains », a-t-il déclaré.
Mémoire, franc CFA, bases militaires : les marqueurs d’une nouvelle méthode
En fin d’entretien, Pascal Confavreux a défendu la méthode diplomatique française. Selon lui, le rééquilibrage de la relation avec les pays africains passe par plusieurs dossiers déjà engagés.
Le premier concerne la mémoire. La France a, selon lui, lancé des travaux d’archives avec plusieurs pays. « On a mis, par exemple, des commissions pour ouvrir les archives, je pense au Rwanda. Je pense au Cameroun, je pense aussi à l’Algérie », a-t-il rappelé.
Ces commissions doivent permettre à des historiens des deux côtés d’accéder aux documents et d’établir une base commune. « On a mis des historiens des deux côtés qui avaient accès aux différentes archives », a-t-il expliqué.
Pascal Confavreux reconnaît que ce travail peut être difficile. « Elle peut faire mal, elle peut piquer », a-t-il dit à propos de cette mémoire partagée. Mais il estime qu’elle est nécessaire pour dépasser les reproches et regarder vers l’avenir. « À partir du moment où on a ouvert ça, on est capable du coup de regarder devant », a-t-il résumé.
Deuxième marqueur : la réforme du franc CFA. Pascal Confavreux l’a présentée comme une réponse à une critique ancienne contre la France. « C’était un des gros reproches qui avait été fait en disant que la France maintient une forme de mainmise sur les différentes zones de francs CFA en Afrique », a-t-il rappelé.
Il a évoqué une réforme « très importante », annoncée en 2019 par Emmanuel Macron, notamment en Côte d’Ivoire.
Enfin, le porte-parole a abordé la question militaire. Il a affirmé qu’il n’existait plus de bases françaises en Afrique dans les mêmes termes qu’auparavant, à l’exception de Djibouti, présentée comme un cas à part. « Il n’y a plus de bases françaises en Afrique. Vous avez une base à Djibouti, mais qui est une base que nous rénovons, qui est sous une toute autre dimension », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette évolution répond à une critique récurrente sur la place excessive des questions sécuritaires dans la relation franco-africaine. « Cet aspect sécuritaire qui nous était un petit peu aussi reproché n’est plus abordé de cette manière-là », a-t-il conclu.
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