Au moins 25 morts dans un accident de bus en Algérie !
Un autocar a quitté la route avant de tomber dans un ravin, vendredi matin, dans la wilaya de Boumerdès. Le bilan provisoire fait état de 25 morts et 44 blessés. Trois jours de deuil national ont été décrétés.
Publié : 15h34 par La Rédaction
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La route a une nouvelle fois endeuillé l’Algérie. Un grave accident impliquant un autocar de transport de voyageurs s’est produit vendredi 31 juillet dans la wilaya de Boumerdès, à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Alger. Au moins 25 personnes ont perdu la vie et 44 autres ont été blessées, selon le dernier bilan provisoire communiqué par la Protection civile.
L’autocar tombe dans un ravin
Le drame s’est produit dans la matinée sur la route nationale 24, au niveau de la descente d’El Kerma. Pour une raison qui reste à déterminer, le conducteur aurait perdu le contrôle du véhicule. L’autocar est alors sorti de la chaussée avant de basculer dans un ravin.
Les services de secours ont indiqué que leurs équipes étaient « intervenues à 9 h 40 » afin de porter assistance aux passagers. D’importants moyens humains et matériels ont été mobilisés pour extraire les victimes, prodiguer les premiers soins et transporter les blessés vers les établissements hospitaliers de la région.
Les premières informations communiquées dans la matinée faisaient état de 20 morts et de 38 blessés. La Protection civile avait aussitôt prévenu que ce bilan « était susceptible d’augmenter ». Quelques heures plus tard, il a effectivement été porté à 25 décès et 44 blessés. Les opérations de secours et d’évacuation se poursuivaient encore sur place.
Les causes de l’accident encore inconnues
Les circonstances précises de la sortie de route ne sont pas encore établies. Aucun élément officiel ne permet, à ce stade, de déterminer si l’accident est lié à une défaillance mécanique, à l’état de la chaussée, à une erreur humaine ou à une autre cause.
Une enquête doit permettre de reconstituer le trajet de l’autocar, de vérifier son état technique et d’établir les éventuelles responsabilités. Les autorités ont promis de faire toute la lumière sur les conditions dans lesquelles le véhicule a quitté la route.
Le Premier ministre se rend sur place
Le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, s’est rendu dans la wilaya de Boumerdès après l’annonce du drame. Il a inspecté les lieux de l’accident et suivi la prise en charge des personnes blessées.
Les services concernés ont reçu pour instruction de mobiliser tous les moyens nécessaires afin d’assurer les soins aux victimes. Les autorités ont également adressé leurs condoléances aux proches des personnes décédées et souhaité un prompt rétablissement aux blessés.
Pour les familles, l’attente reste douloureuse alors que les opérations d’identification et les prises en charge hospitalières se poursuivent. La gravité de certaines blessures laisse également craindre une nouvelle évolution du bilan.
Trois jours de deuil national décrétés
Face à l’ampleur de la catastrophe, le président Abdelmadjid Tebboune a décrété trois jours de deuil national à compter de vendredi. Les drapeaux doivent être mis en berne sur l’ensemble du territoire en hommage aux victimes.
Dans leur communiqué, les autorités ont fait part de leur profonde émotion et présenté le drame comme une nouvelle manifestation du fléau de « l’insécurité routière ». Elles ont assuré que les conclusions de l’enquête donneraient lieu à une application rigoureuse de la loi si des manquements ou des responsabilités étaient établis.
Une succession d’accidents meurtriers
Cette nouvelle catastrophe intervient dans un pays régulièrement confronté à de graves accidents de la circulation. En juillet 2023, une collision entre un autocar et un véhicule utilitaire avait coûté la vie à 34 personnes près de Tamanrasset. Le choc avait été suivi d’un violent incendie. Douze personnes avaient également été blessées.
En août 2025, un bus avait quitté un pont avant de tomber dans l’oued El Harrach, dans la périphérie d’Alger. Dix-huit personnes avaient péri dans cet accident. Le drame avait conduit les autorités à annoncer plusieurs mesures concernant le renouvellement des véhicules anciens et le renforcement des contrôles.
Quelques mois plus tard, en décembre 2025, le renversement d’un autre autocar dans la région de Tabelbala, au sud de Béchar, avait fait 14 morts et 34 blessés.
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