15 000 dollars pour assister au Mondial 2026, la mesure américaine qui fait polémique !

La Coupe du monde 2026, organisée entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, promet un spectacle sportif inédit. Mais à quelques mois du coup d’envoi, une nouvelle réglementation américaine suscite déjà de vives inquiétudes, notamment pour plusieurs sélections africaines.

Publié : 12h51 par La Rédaction

Coupe du monde
Crédit : Coupe du monde - Facebook FIFA

Jamais une Coupe du monde n’aura été aussi vaste… ni aussi scrutée. La Coupe du monde de football 2026 s’annonce comme un tournant. Organisée pour la première fois dans trois pays — États-Unis, Canada et Mexique — elle réunira les meilleures sélections mondiales pendant plus d’un mois, du 11 juin au 19 juillet.

Sur le terrain, le spectacle promet d’être intense. Les grandes nations du football, portées par leurs stars, se livreront une bataille serrée pour le titre mondial.

Une nouvelle règle qui fait polémique

Mais en coulisses, l’événement est déjà entaché par une décision controversée des autorités américaines. Une nouvelle réglementation impose désormais à certains voyageurs étrangers le versement d’une caution pour obtenir un visa. Cette mesure concerne notamment plusieurs pays africains qualifiés pour la compétition, dont Algérie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Tunisie et Cap-Vert.

Le principe est simple : toute personne souhaitant entrer aux États-Unis avec un visa touristique ou d’affaires devra verser une garantie financière pouvant atteindre 15 000 dollars. Pour les enfants, ce montant pourrait être limité à 5 000 dollars.

Aucune exception automatique n’est prévue. Cette caution est remboursée uniquement si le visiteur respecte strictement la durée de son séjour.

Joueurs, staffs… et supporters concernés

Cette mesure ne vise pas seulement les supporters. Les joueurs, entraîneurs et membres des délégations sont également concernés. Le dispositif entrera en vigueur début avril. Sans aménagement, chaque membre d’une sélection devra s’acquitter individuellement de cette somme, une contrainte logistique et financière majeure.

Face à cette situation, la FIFA tente d’obtenir des aménagements. Des discussions sont en cours avec les autorités américaines pour exempter les délégations officielles.

Une piste est évoquée : la délivrance de lettres d’invitation permettant aux équipes d’échapper à cette caution. En revanche, les familles et les supporters resteraient soumis à cette obligation.

Un casse-tête pour plusieurs sélections africaines

Les conséquences pourraient être concrètes dès la phase de groupes. Certaines équipes africaines disputeront plusieurs rencontres sur le sol américain. C’est le cas du Sénégal, qui doit notamment affronter la France le 16 juin, ou encore de la Côte d’Ivoire. L’Algérie et le Cap-Vert, eux, doivent jouer l’intégralité de leurs matchs de poule aux États-Unis.

Dans ce contexte, la mesure pourrait compliquer les déplacements et limiter la présence des supporters.

Une mesure assumée par Washington

Du côté américain, cette politique s’inscrit dans une stratégie plus large de contrôle migratoire. Les autorités défendent un dispositif destiné à prévenir les dépassements de visa et à lutter contre l’immigration illégale. Le programme, lancé à titre expérimental en 2025, a récemment été élargi à une cinquantaine de pays.

Une compétition sous pression

À quelques mois du tournoi, cette question dépasse le cadre sportif. Elle pose un enjeu d’image pour la compétition et pour le pays hôte. Entre ambitions sportives et contraintes administratives, la Coupe du monde 2026 pourrait ainsi se jouer sur deux terrains : celui du football… et celui de la diplomatie.