Étudiants étrangers : les conditions d’accès aux aides et au séjour se durcissent !
À partir du 1er juillet, une partie des étudiants non européens ne pourra plus bénéficier des aides personnelles au logement. Cette restriction s’ajoute à la hausse annoncée des frais d’inscription et au relèvement du niveau de ressources exigé pour obtenir un séjour en France pour études.
Publié : 12h58 par La Rédaction
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/AeWr17FGuu/image/Education____tudiant___universit_1724423515564-format16by9.jpg)
Le coût des études en France va encore grimper pour de nombreux étudiants étrangers. À compter du 1er juillet, les étudiants non européens qui ne sont pas boursiers seront exclus du bénéfice des aides personnelles au logement, plus connues sous le sigle APL.
Cette mesure, inscrite dans la loi de finances pour 2026, a été validée en février par le Conseil constitutionnel. Elle a ensuite été précisée par décret, publié au Journal officiel dimanche 28 juin.
Le texte vise à « limiter l'accès au droit à une aide personnelle au logement pour les étudiants extra-communautaires à ceux remplissant les conditions pour être titulaires d'une bourse d'enseignement supérieur sur critères sociaux ». En clair, les étudiants venus de pays situés hors de l’Union européenne ne pourront plus automatiquement demander cette aide, sauf s’ils entrent dans les critères sociaux ouvrant droit à une bourse.
Des exceptions pour les étudiants qui travaillent
Tous les étudiants extra-européens ne seront toutefois pas concernés de la même manière. Ceux qui suivent une formation en apprentissage pourront continuer à bénéficier d’une aide au logement.
Même exception pour les étudiants qui exercent une activité professionnelle en parallèle de leur cursus. Selon le ministère du Logement, une heure de travail par semaine suffira pour conserver ce droit.
Cette précision est importante. Elle maintient une porte d’accès pour les étudiants qui travaillent déjà afin de financer leur séjour, leur logement ou leurs dépenses courantes. Mais elle risque aussi de pousser certains jeunes à rechercher un emploi, même très réduit, uniquement pour ne pas perdre leur aide.
Des associations vent debout
La décision suscite une forte opposition dans le monde étudiant et parmi les acteurs du logement. Plusieurs associations dénoncent une mesure qui fragilise des publics déjà exposés à des difficultés financières.
Pour les organisations étudiantes, la perte des APL pourrait aggraver la précarité d’une partie des étudiants internationaux. Dans les grandes villes universitaires, où les loyers restent élevés, cette aide représente souvent un complément indispensable pour boucler un budget mensuel.
Certaines voix vont plus loin et dénoncent une « préférence nationale ». Elles estiment que la mesure introduit une différence de traitement entre étudiants selon leur origine géographique, alors même qu’ils suivent les mêmes formations et font face aux mêmes dépenses de logement.
Des frais d’inscription également revus à la hausse
Cette restriction sur les aides au logement intervient dans un contexte déjà tendu pour les étudiants extracommunautaires. En avril, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, avait annoncé une hausse des droits d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers non européens.
À la prochaine rentrée universitaire, les droits d’inscription en licence passeront à 2 895 euros par an pour ces étudiants. À titre de comparaison, les étudiants français et européens devront s’acquitter de 178 euros.
L’écart sera également marqué en master. Les frais atteindront 3 941 euros pour les étudiants extracommunautaires, contre 254 euros pour les étudiants français et européens.
Ces montants changent profondément l’équilibre financier de nombreux parcours. Pour les familles concernées, le budget à prévoir ne se limitera plus aux frais de scolarité. Il faudra aussi intégrer le logement, les transports, l’alimentation, l’assurance, ainsi que les ressources exigées pour obtenir ou renouveler un titre de séjour.
Un seuil de ressources relevé pour le séjour étudiant
Un autre texte réglementaire vient compléter ce durcissement. Le décret n° 2026-526 du 22 juin 2026, publié au Journal officiel le 24 juin, revoit à la hausse le niveau de ressources financières que doivent justifier les ressortissants de pays tiers souhaitant être admis au séjour en France pour études.
Jusqu’ici, la référence utilisée reposait sur un montant de 615 euros par mois, lié à l’allocation d’entretien mensuelle de base versée aux boursiers du gouvernement français. Ce montant n’avait pas été actualisé depuis 2002.
Le décret fixe désormais le niveau minimal de ressources à 47 % du SMIC brut mensuel en vigueur au moment du dépôt de la demande. L’objectif affiché est de s’assurer que l’étudiant dispose de « moyens d’existence suffisants » pendant son séjour.
Le texte prévoit une entrée en vigueur au 1er août 2026. Il concerne les ressortissants de pays tiers qui demandent leur admission au séjour pour études, dans le cadre des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Une accumulation de charges
Pour les étudiants non européens, ces décisions forment un ensemble cohérent mais lourd de conséquences. D’un côté, les frais d’inscription augmentent fortement. De l’autre, l’accès aux APL est réduit pour ceux qui ne sont ni boursiers ni salariés. À cela s’ajoute le relèvement des ressources à prouver pour obtenir un séjour étudiant.
Ces évolutions pourraient peser sur l’attractivité de l’enseignement supérieur français. La France accueille chaque année de nombreux étudiants internationaux, attirés par la qualité des formations, le réseau universitaire et le coût historiquement plus accessible des études par rapport à d’autres pays.
Mais avec ces nouvelles règles, le choix de venir étudier en France pourrait devenir plus difficile pour les candidats issus de familles modestes, en particulier hors d’Europe.
Le gouvernement défend une logique de maîtrise des aides et de meilleure garantie des conditions de séjour. Les associations, elles, redoutent une sélection accrue par l’argent.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/beurfm/images/logo.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/AeWr17FGuu/image/event_cover1782724638727-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/AeWr17FGuu/image/Ali_Ideflawen1782663314971-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/AeWr17FGuu/image/Capture_d_e_cran_2026_06_17_a__10_30_451781685317532-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/AeWr17FGuu/image/IMG_62521781602537871-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/AeWr17FGuu/image/Mehdicharef1781279630106-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/AeWr17FGuu/image/FLYER_FATIMA_GALLAIRE__1__page_00011781090254786-format1by1.jpg)