Maroc

L’Espagne expulse 4000 migrants en provenance du Maroc

18 mai 2021 à 19h45 Par Manuel Mariani
Crédit photo : © Twitter - Ali Zoubeidi

Le Ministère de l'Intérieur Espagnol a rapporté ce mardi, en milieu d'après-midi, qu'il avait déjà procédé à l’expulsion de quelque 4000 migrants venus du Maroc, soit la moitié de près de 8000 migrants qui étaient entrés illégalement à Ceuta ces dernières 24 heures.

Selon des sources du Ministère de l'Intérieur Espagnol, à 18 heures ce mardi, environ 8000 entrées illégales et environ 4000 expulsions de migrants arrivés du Maroc dans l’enclave espagnole de Ceuta avaient été dénombrées. Fernando Grande-Marlaska, le Ministre de l’Intérieur Espagnol, ainsi que le Premier Ministre Pedro Sánchez, se sont rendu à Ceuta, d’où ils ont déclaré que les effectifs des forces de sécurité seront renforcés à Ceuta, avec l’arrivée imminente de 200 policiers et de 50 membres de la Guardia Civil, auxquels devraient s’ajouter rapidement 50 soldats de l’armée Espagnole.

Fernando Grande-Marlaska a par ailleurs ajouté que 150 autres agents de l'UIP (Unité d’Intervention de la Police), connue en Espagne sous le nom de "police anti-émeute", ont également été mis en alerte dans leur caserne, afin de pouvoir intervenir sans délai à Ceuta, si cela devenait nécessaire.

Enfin, les services de l'immigration et de la police nationale Espagnole, qui ont procédé aux premières expulsions, ont mis en place une permanence fonctionnant 24/24h pour accélérer les procédures d’expulsion, et éviter une trop importante concentration de migrants marocains sur le sol de Ceuta.

Après avoir tenu une conférence de presse à la sortie du Conseil des Ministres, Fernando Grande-Marlaska a organisé une première réunion de coordination à Ceuta avec la déléguée locale du gouvernement Salvadora Mateos, les responsables des opérations de la police et de la Guardia Civil, et les hauts commandants de la police locale.

Selon Ali Zoubeidi, Docteur en études de sécurité de l'Université Hassan Ier de Setta, et spécialiste des questions migratoires, la situation à la frontière de Ceuta serait totalement "chaotique".