Algérie

Journées d'études : "Le cinéma amazigh et les autres médias"

29 mars 2021 à 11h29 Par Manuel Mariani
Remise des prix d'Assiggl : "Demande en mariage" d'Abdelaziz Oussaih (2015). Grand prix du long métrage - 9ème édition du festival du film amazigh, Issni n Ourg, Agadir.
Crédit photo : © Anir

Le LACNAD - Langues et Cultures du Nord de l’Afrique et Diasporas (Inalco) organise la troisième rencontre sur le cinéma berbère en webinaire les mardi 30 mars et mercredi 31 mars 2021.

Pour participer en ligne à ces webinaires, inscrivez-vous à partir des liens ci-dessous. Les liens d'accès au zoom seront envoyés automatiquement aux personnes inscrites

Mardi 30 mars - 9h45-17h45
Lien: https://zoom.us/webinar/register/WN_hqoyWTDhQgKCp-WT7R3aTA

Mercredi 31 mars 2021 - 9h30-12h45 
Lien: https://zoom.us/webinar/register/WN_8DiPVKSBS2KyZ4YQ3_Plkw
 

Le format de ces journées étant en webinaire, les questions du public seront posées par tchat et prises à la fin de chaque panel.

Le cinéma a participé au renouvellement artistique qui a vu le jour au cours des dernières décennies dans le champ socioculturel amazigh. Un tel renouveau, touchant également aux discours autour de l’identité des berbérophones, passe par l’imbrication de plusieurs médias. L’intertextualité du cinéma amazigh et de l’oralité ou de l’écriture a caractérisé les films des années 1990, et un certain nombre d’études y sont dédiées. Moins traitées par la recherche sont les relations entretenues par le cinéma avec la télévision et l’Internet. Cependant, les difficultés économiques et ‘systémiques’ de la production et de la réalisation de films « grand écran » ont conduit plusieurs réalisateurs amazighs à travailler dans le circuit de la télévision. Également, certains réalisateurs du circuit vidéo « Amazighwood » ont eu la possibilité d’entrecroiser au mieux leurs activités avec les projets et les financements de la télévision.

Le cinéma amazigh a subi également l’influence d’Internet. Selon Iordanova et Cunningham (2012), le rapport cinéma-Internet est caractérisé par le croisement d’attentes et de craintes dues à ce qu’ils appellent la « désintermédiation », c’est-à-dire l’accès direct aux films sur Internet. Ainsi, la présence légale ou illégale de films amazighs complets en streaming sur les plateformes vidéo, notamment sur YouTube, a joué un rôle dans la crise de la production des films amazighs « Amazighwood ». Dans le même temps, nous constatons que l’information sur les films amazighs est largement partagée via Internet et que la création de vidéos « en ligne » a également débuté depuis les années 2010.nternet peut donc offrir aussi des chances pour la production et la distribution des productions audiovisuelles en amazigh.

Ces journées d’étude sont donc consacrées à l’imbrication du cinéma berbère avec les autres médias, engageant l’oralité et l’écriture et notamment la télévision et Internet. Quelle a été l’influence des autres médias, au niveau de la technique et du sujet des films amazighs ? L’intertextualité médiatique, par exemple, joue-t-elle un rôle dans l’émergence des thèmes tirés de la science-fiction et des romans policiers qui se déroulent en ville, venant s’ajouter récemment aux films amazighs du type épique et rural ?

Participants : 
  • Mustapha El Adak (Université d’Oujda)
  • Saïd Adel (Doctorant, École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris)
  • Ali Oublal (Chercheur indépendant)
  • Brahim Hasnaouy (IRCAM, Rabat)
  • Daniela Merolla (INALCO, Paris)
  • Latéfa Lafer (Université Mouloud Mammeri, Tizi-Ouzou)
  • Mohand Mechaour (Université Mouloud Mammeri, Tizi-Ouzou)
  • Mustapha Hejja (Université d’Oujda)
  • Mohamed Benaziz (Doctorant, Université Mohamed 5, Rabat) 
  • Brahim El Guabli (Williams College, Mass., USA)
  • Habiba Boumlik et Lucy McNair (LaGuardia Community College, New York), 
  • Cléo Jay (chercheuse indépendante, doctorat SOAS)
  • Hind Aarab (Doctorante, Université Ibn Zohr, Agadir)
  • Abdelaziz Amraoui (Université Cadi Ayyad, Marrakech)
  • Ahcène Hargas (Maison Interuniversitaire des Sciences de l’Homme – Alsace)
  • Marie Pierre-Bouthier (Universités Paris I et Montpellier 3)