L’agriculture algérienne de demain se prépare à Annaba !

Du 13 au 15 octobre 2026, le Sheraton Annaba accueillera la quatrième édition du Salon international de l’investissement agricole et de la technologie. Avec 120 exposants attendus, plus de 10 000 visiteurs annoncés, le Tchad comme invité d’honneur et un challenge national inédit consacré aux technologies agricoles, AGRITECH EXPO veut rapprocher les besoins du terrain, les solutions innovantes et les capitaux capables de les faire grandir.

Publié : 13h07 par La Rédaction

Salon Annaba
Salon Annaba
Crédit : Salon Annaba

Pendant trois jours, Annaba ne regardera pas seulement vers la Méditerranée. La ville se tournera aussi vers les champs, les élevages, les laboratoires et les jeunes entreprises où se prépare une partie de l’avenir alimentaire de l’Algérie. Du 13 au 15 octobre, professionnels, investisseurs, chercheurs, étudiants et porteurs de projets se retrouveront au Sheraton Annaba pour la quatrième édition d’AGRITECH EXPO, en partenariat avec Beur FM.

Le thème retenu donne le cap : « Des solutions innovantes pour renforcer la production agricole et animale durable ». Derrière cette formule se dessine une ambition très concrète : produire davantage et mieux, économiser l’eau, sécuriser les rendements, moderniser les exploitations et transformer plus de valeur sur le territoire national.

Un salon pensé comme un accélérateur

AGRITECH EXPO n’entend pas aligner les stands sans lendemain. Le rendez-vous a été conçu comme un point de rencontre entre celles et ceux qui connaissent les contraintes du terrain et ceux qui développent des réponses techniques, financières ou industrielles.

Machinisme agricole, irrigation, agriculture de précision, santé et nutrition animales, laboratoires vétérinaires, serres, transformation agroalimentaire, solutions écologiques et services destinés aux exploitants devraient composer un parcours particulièrement large. L’intelligence artificielle, les drones et l’Internet des objets y occuperont également une place importante.

Dans une exploitation, ces outils peuvent servir à surveiller une parcelle, détecter plus tôt un stress hydrique ou sanitaire, ajuster les apports et mieux piloter les coûts. L’innovation ne vaut toutefois que si elle quitte la démonstration pour devenir utilisable, finançable et adaptée aux réalités locales. C’est précisément le passage que le Salon veut faciliter.

Placé sous le patronage des départements ministériels chargés de l’Agriculture, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de l’Économie de la connaissance et des start-up, ainsi que du wali d’Annaba, l’événement réunira entreprises, institutions, experts et délégations étrangères. Les organisateurs visent 120 exposants et plus de 10 000 visiteurs.

Le Challenge national AGRITECH mise sur les idées neuves

La grande nouveauté de cette quatrième édition sera le lancement du Challenge national AGRITECH 2026. Étudiants, chercheurs, start-up et porteurs de projets seront invités à présenter des solutions dans des domaines directement liés aux besoins de la filière : agriculture intelligente, gestion durable de l’eau et des ressources naturelles, élevage et santé animale, valorisation des productions, transformation agroalimentaire, intelligence artificielle, drones et objets connectés.

L’enjeu dépasse la remise d’un prix. Les candidats doivent pouvoir confronter leur projet à des utilisateurs, à des entreprises, à des institutions et à de possibles investisseurs. Un accompagnement intensif est annoncé, avec du mentorat et des ateliers consacrés au modèle économique, au financement et au marketing. Autrement dit, il s’agira d’aider une idée prometteuse à franchir les étapes qui la séparent du marché.

Des espaces dédiés permettront également aux jeunes pousses de présenter leurs prototypes et leurs services. Cette mise en lumière intervient au moment où l’innovation agricole gagne en importance dans les politiques de sécurité alimentaire. Une application de suivi, un outil d’aide à la décision ou un système d’irrigation plus précis peuvent paraître modestes à l’échelle d’un pays. Multipliés dans les exploitations, ces gains deviennent pourtant décisifs.

De l’eau au climat, des conférences ancrées dans le réel

Le programme scientifique et professionnel accordera une place importante aux défis environnementaux, à l’adaptation au changement climatique et à la sécurité alimentaire. Ces sujets ne relèvent plus de la prospective lointaine. Pour les producteurs, ils se traduisent déjà par des arbitrages sur l’eau, les semences, l’énergie, l’alimentation du bétail, la conservation et la régularité des approvisionnements.

Les conférences, ateliers spécialisés et rencontres professionnelles doivent faire circuler l’expérience entre agriculteurs, techniciens, universitaires, industriels et décideurs. Le Salon veut ainsi aider les exploitants à améliorer leurs méthodes et leur productivité, mais aussi soutenir les chaînes de valeur : stocker dans de meilleures conditions, transformer au plus près des bassins de production, limiter les pertes, mieux conditionner et ouvrir des débouchés à l’exportation.

Cette logique prolonge les enseignements de l’édition 2025. La troisième édition avait réuni 120 exposants algériens et étrangers ainsi que 25 chambres agricoles. Elle avait accueilli plus de 12 000 visiteurs, parmi lesquels des professionnels, des chercheurs et des étudiants. Ce bilan a installé le rendez-vous annabi dans le calendrier du secteur et relevé les attentes pour 2026.

Le Tchad au cœur d’une ambition africaine

Invité d’honneur de cette édition, le Tchad donnera au Salon une dimension africaine particulièrement affirmée. Sept autres pays du continent et des opérateurs économiques étrangers sont également annoncés.

Ce choix ouvre un espace de dialogue entre des agricultures confrontées à des défis souvent communs : maîtrise de l’eau, résilience climatique, mécanisation, santé animale, financement et transformation locale.

Pour les entreprises algériennes, ces échanges peuvent déboucher sur des partenariats industriels, des transferts de savoir-faire et de nouveaux marchés. Pour les délégations étrangères, Annaba offrira un accès direct à des fabricants, distributeurs, chercheurs et entrepreneurs capables de proposer des solutions conçues ou adaptées en Algérie.

AGRITECH EXPO affirme ainsi une vocation qui dépasse la seule exposition de matériels : faire de l’agriculture un terrain de coopération économique entre l’Algérie et ses partenaires africains.

Trois jours pour passer du contact au projet

Le choix d’Annaba n’est pas anodin. Grande ville économique de l’Est algérien, ouverte sur son environnement méditerranéen et africain, elle peut réunir les filières agricoles régionales, les acteurs industriels et les investisseurs. Le Sheraton offrira, durant trois jours, un même toit aux démonstrations, aux rendez-vous d’affaires, aux débats et aux présentations de projets.

Les agriculteurs pourront y comparer des solutions et dialoguer directement avec leurs fournisseurs. Les entreprises y chercheront des distributeurs, des clients ou des partenaires. Les étudiants et chercheurs pourront tester la pertinence économique de leurs travaux. Les investisseurs, enfin, auront l’occasion d’identifier des projets au moment où les besoins de modernisation ouvrent de nouveaux marchés.

Car le véritable enjeu du Salon se situera aussi dans ses allées. Une discussion engagée devant une machine, un prototype ou une solution numérique peut devenir une commande, une expérimentation sur le terrain, un accord de distribution ou le point de départ d’une entreprise.

Du 13 au 15 octobre, AGRITECH EXPO apportera sa réponse à Annaba : créer les rencontres, montrer ce qui fonctionne et donner aux projets les moyens de changer d’échelle.