France-Algérie : la fraternité comme dernier rempart face aux tensions !
Alors que les relations diplomatiques entre Paris et Alger traversent une crise profonde, Chems-eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, et Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger et cardinal, lancent un appel solennel. Leur message : seule la fraternité permettra de bâtir un avenir commun entre les deux peuples.
Publié : 24 août 2025 à 15h31 par La Rédaction
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Dans une tribune conjointe publié dans Le Monde, le recteur de la Grande Mosquée de Paris et l’archevêque d’Alger rappellent avec force ce qui unit leurs destins. « Nous sommes des frères », affirment-ils. Une fraternité, précisent-ils, forgée par l’histoire, par leurs parcours de foi, mais aussi par cette double appartenance à la France et à l’Algérie.
Ils refusent que la crise actuelle enferme les deux sociétés dans l’amertume. « Nos peuples ne doivent pas être les victimes collatérales des crispations diplomatiques », insistent-ils.
Frères dans la différence et la foi
Les deux responsables religieux soulignent que leurs communautés vivent en situation de minorité, l’une en Algérie, l’autre en France. « Loin d’être une fragilité, cette situation nous apprend la vigilance et la fécondité de la rencontre », écrivent-ils. Pour eux, être citoyen à part entière ne signifie pas renoncer à sa foi, mais l’exercer dans le respect et le dialogue.
Une mémoire à apaiser
Le texte évoque sans détour le poids du passé colonial et les blessures jamais complètement refermées. « Des paroles de réconciliation ont manqué. Elles auraient permis d’ouvrir un avenir apaisé. Elles sont encore possibles », affirment-ils, rappelant la célèbre phrase de Nelson Mandela : « La réconciliation ne signifie pas oublier, mais ne pas en être prisonnier. »
L’appel à un avenir fraternel
Les signataires rejettent toute instrumentalisation de la mémoire et exhortent les gouvernements à ne pas laisser les citoyens payer le prix des tensions politiques. « Être porteurs de paix n’est pas une option pieuse : c’est une responsabilité politique, spirituelle et humaine », martèlent-ils.
Reprenant une phrase d’André Malraux, ils ajoutent : « Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas. Nous voulons ajouter : il sera fraternel ou ne sera pas. »
Une responsabilité partagée
Pour Chems-eddine Hafiz et Jean-Paul Vesco, seule une fraternité « qui se refuse aux stigmatisations », et qui voit dans la diversité une chance, pourra dessiner un avenir solide entre la France et l’Algérie. « Nous savons qu’il y faudra patience et courage. Mais nous croyons que c’est là le seul chemin digne de nos deux pays. »
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