Istanbül
10/02/2006, 20h30
http://fr.allafrica.com/stories/200602100782.html
Il est magnifique de voir la nature retrouver sa nature. Quand l'hiver est hiver, quand la logique des saisons respecte sa propre logique alors le printemps n'en sera que plus beau, surtout quand on vit dans un pays si beau dans sa diversité, et qui nous fait vivre, en l'espace de deux heures de route, une grande variété de paysages, de sites.
Faire le trajet Casa-Ifrane par le temps qui fait actuellement relève tout simplement du bonheur de vivre. Une infrastructure routière favorisant encore davantage le voyage et le déplacement, il sied alors de savourer ce que la nature seule sait offrir comme agencement féerique des formes, des lignes et des couleurs. Dès que l'on quitte l'axe urbain Casa-Rabat, on entame un cheminement harmonieux vers la grande plaine du centre-ouest, vers les prairies verdoyantes de Meknès, ville impériale adossée dans une posture sereine au Moyen Atlas que l'on entrevoit de loin drapé d'un burnous blanc. Cet hiver authentique offre à la région une aura exceptionnelle que l'on commençait à regretter avec la sécheresse récurrente des dernières années. Ifrane s'annonce déjà comme un îlot cerné d'un désert blanc. Mais les vacances étant là, on prend son temps pour un détour de quelques heures vers Moulay Driss Zerhoune, sur l'autre confin ouvrant cette fois sur le pré-Rif. Le paysage est tout s implement paradisiaque. La ville perchée sur le Mont Zerhoune frappe le visiteur par cette quiétude qui invite à la contemplation et la méditation. Le lieu est hautement stratégique. On comprend pourquoi Driss premier est venu se réfugier ici, accueilli avec hospitalité par les tribus amazighes et pourquoi des siècles avant lui on a choisi l'endroit pour bâtir Volubilis. L'histoire et la géographie vivent en symbiose dans ces contrées du Maroc millénaire.
On reprend la route vers la destination initiale, Ifrane. L'appel de la neige, en effet, est irrésistible. On traverse de nouveau Meknès; c'est une vraie ville carrefour: c'est plus qu'une donne de topographie, c'est désormais un enrichissement culturel qui explique pourquoi par exemple Meknès est un foyer culturel dynamique. La route traverse des paysages agricoles rappelant encore l'empreinte de l'histoire: les fermes de colons français, l'omniprésence des vignerons vers la belle ville d'El Hajeb, l'architecture rappelle également cette rencontre. La neige est déjà là avant même d'entamer la montée. De souvenirs de locaux, il faut remonter aux années 70 pour voir de telles images de paysages couverts. Ifrane confirme ce constat: dès les premiers abords de la ville, on retrouve difficilement ses repères, un gigantesque et épais tapis blanc couvre les lieux. Il fait bien sûr très froid mais c'est plus que beau, c'est sublime. Avec les vacances scolaires, on redoutait des diff icultés à trouver un logement ; il n'en est rien. L'image classique des jeunes qui vous abordent pour vous proposer des maisons, des chambres est encore là. Cela nous rassure et on trouve très vite un étage de villa au confort correct, et surtout en plein centre-ville.
Mine de rien et malgré ses apparences aristocratiques, Ifrane est une ville abordable, elle gagnerait à être mieux «vendue» comme on dit aujourd'hui. Ses atouts ne sont pas valorisés d'une manière optimale. Ce qui est flagrant, c'est qu'elle manque de moyens. Dommage, car cette générosité de la nature relève de l'or blanc; en attendant, pour la ville c'est une année blanche.
Il est magnifique de voir la nature retrouver sa nature. Quand l'hiver est hiver, quand la logique des saisons respecte sa propre logique alors le printemps n'en sera que plus beau, surtout quand on vit dans un pays si beau dans sa diversité, et qui nous fait vivre, en l'espace de deux heures de route, une grande variété de paysages, de sites.
Faire le trajet Casa-Ifrane par le temps qui fait actuellement relève tout simplement du bonheur de vivre. Une infrastructure routière favorisant encore davantage le voyage et le déplacement, il sied alors de savourer ce que la nature seule sait offrir comme agencement féerique des formes, des lignes et des couleurs. Dès que l'on quitte l'axe urbain Casa-Rabat, on entame un cheminement harmonieux vers la grande plaine du centre-ouest, vers les prairies verdoyantes de Meknès, ville impériale adossée dans une posture sereine au Moyen Atlas que l'on entrevoit de loin drapé d'un burnous blanc. Cet hiver authentique offre à la région une aura exceptionnelle que l'on commençait à regretter avec la sécheresse récurrente des dernières années. Ifrane s'annonce déjà comme un îlot cerné d'un désert blanc. Mais les vacances étant là, on prend son temps pour un détour de quelques heures vers Moulay Driss Zerhoune, sur l'autre confin ouvrant cette fois sur le pré-Rif. Le paysage est tout s implement paradisiaque. La ville perchée sur le Mont Zerhoune frappe le visiteur par cette quiétude qui invite à la contemplation et la méditation. Le lieu est hautement stratégique. On comprend pourquoi Driss premier est venu se réfugier ici, accueilli avec hospitalité par les tribus amazighes et pourquoi des siècles avant lui on a choisi l'endroit pour bâtir Volubilis. L'histoire et la géographie vivent en symbiose dans ces contrées du Maroc millénaire.
On reprend la route vers la destination initiale, Ifrane. L'appel de la neige, en effet, est irrésistible. On traverse de nouveau Meknès; c'est une vraie ville carrefour: c'est plus qu'une donne de topographie, c'est désormais un enrichissement culturel qui explique pourquoi par exemple Meknès est un foyer culturel dynamique. La route traverse des paysages agricoles rappelant encore l'empreinte de l'histoire: les fermes de colons français, l'omniprésence des vignerons vers la belle ville d'El Hajeb, l'architecture rappelle également cette rencontre. La neige est déjà là avant même d'entamer la montée. De souvenirs de locaux, il faut remonter aux années 70 pour voir de telles images de paysages couverts. Ifrane confirme ce constat: dès les premiers abords de la ville, on retrouve difficilement ses repères, un gigantesque et épais tapis blanc couvre les lieux. Il fait bien sûr très froid mais c'est plus que beau, c'est sublime. Avec les vacances scolaires, on redoutait des diff icultés à trouver un logement ; il n'en est rien. L'image classique des jeunes qui vous abordent pour vous proposer des maisons, des chambres est encore là. Cela nous rassure et on trouve très vite un étage de villa au confort correct, et surtout en plein centre-ville.
Mine de rien et malgré ses apparences aristocratiques, Ifrane est une ville abordable, elle gagnerait à être mieux «vendue» comme on dit aujourd'hui. Ses atouts ne sont pas valorisés d'une manière optimale. Ce qui est flagrant, c'est qu'elle manque de moyens. Dommage, car cette générosité de la nature relève de l'or blanc; en attendant, pour la ville c'est une année blanche.