Algerianbeauty
01/12/2005, 22h42
Et oui Tlemcen fut une ville qui concentra énormément de savants....
"La grande Medersa Tachfiniya fut le siège où l'on enseignait toutes les sciences connues en ce temps et où affluaient des étudiants venus de toutes parts.
L'on dispensait, sur le conseil avisé du Roi, un enseignement basé surtout sur la tolérance ouverte à tous les esprits, permettant ainsi l'éclosion de nouvelles méthodes d'enseignement, qui ont produit une élite savante qui se propagea, bénéfique à l'humanité.
Cette Medersa de style architectural particulier, se surpassait par ses merveilles, et celles de son institution du savoir. El' Thénéssy rapporte la description de la fameuse Medersa au "style très particulier, et unique à l'échelle Occidentale.
A l'intérieur, elle était décorée par la fameuse rosace de type Andalou en fousaifiset (sorte de fragments d'email découpés en plusieurs coloris savamment agencées qui reflétaient un éblouissant éclat de la lumière du jour). Tous ceux qui pénétraient en ce lieu étaient émerveillés par la beauté de son éclat."
Omar Lachachi
Ce magnifique symbole de la civilisation Ziyanide a aujourd'hui disparu.
El Koudiya
Située sur une collline El'Koudiya est réputée comme centre de savoir mais surtout comme observatoire astronomique.
Sur son sommet, les astronomes observaient le mouvement des astres.
En bas, la Mosquée "Dar' El Moudjadala" servait aux débats scientifiques.
Les savants s'y réunissaient périodiquement suivant les saisons et se consacraient à débattre de notions différentes, et d'astronomie en particulier.
Citation du livre Le passé prestigieux de Tlemcen de Omar Lachachi
De tout temps, Tlemcen a attiré des hommes de foi et de savoir. On a recencé plus de 200 savants pendant la période des Zianides. Les savants tlemceniens étaient particulièrement renommés dans l'astrologie, voici quelques biographies des plus connus.
Ibrahim Ben Qacim Ben Saïd Ben Mohammed el-Oqbany
Il naquit à Tlemcen en 1405. Ce grand savant portait le surnom d'Abou Salim et était le fils du pontife de l'Islam, le muphti du peuple musulman, Abou'l-Fadhl Qacim.
Après avoir fait ses études sous la direction de son père et d'autres savants de Tlemcen, il se fit remarquer par son savoir, par les livres qu'il composa et par les fetoua qu'il rendit. Nommé juge après la destitution de son neuveu Mohammed Ben Ahmed Ben Qacim el Oqbany, il ne tarda pas à s'élever à la dignité de cadi de la communauté de Tlemcen.
Mohammed Ben Abdallah Ben Abd el Djalil et Tenessy
Né au début du XV° siècle, ce jurisconsulte, ce hafidh, cet homme lettré et ami de l'étude, a été l'un des plus grands, des plus illustres et des plus profonds savants de la ville de Tlemcen. Il était célèbre par sa science, à son époque. On rapporte que le cheikh sidi Ahmed Ben Daoud el Andaloucy, ayant été interrogé, après son départ de Tlemcen, sur le mérite particulier des savants de cette ville, répondit : "La science est l'apanage d'Et Tenessy, la piété caractérise Es-Snoûsi, et c'est à Ibn Zekri qu'appartient l'excellence du professorat".
On lui doit les ouvrages suivants :
Le Collier de perles et d'or vierge ou Histoire de la dynastie des Beni-Zian
Le Brodeur
La Récréation des âmes
Longue réponse à la question des Juifs de Touat (dans laquelle il a déployé une grande érudition).
Ibrahim En Yekhlef Ben Abd es Salam Et Tenessy Et Matmaty
Né au IX° siècle, il fut le plus habile professeur et le plus illustre juriscoonsulte de tout le Maghrib. De Tlemcen et de toutes les villes de l'Ifriqiya, on lui écrivait pour le consulter. Il est l'auteur d'un commentaire sur le Talqîn (initiaition) d'Abd el Ouahhad en dix volumes, commentaire qui a disparu pendant le siège de Tlemcen. Le sultan Ya'moracen avait insisté auprès de lui pour qu'il vint se fixer à Tlemcen, mais il avait toujours refusé, se contentant d'y paraître en visiteur et d'y séjourner un mois, après quoi il s'en retournait à Ténès, sa ville. Lors de l'affaire des Maghraoua, il se décida cependant à chercher un refuge dans la capitale, où les juristes s'empressèrent de lui faire leur visite.
Le sultan se rendit aussi auprès de lui et le supplia de nouveau de s'établir à Tlemcen, le cheikh accepta et se fixa définitivement dans la capitale, où il ouvrit un cours d'enseignement qui attira une foule innombrable d'auditeurs : on venait même de toutes les parties de l'Orient et de l'Occident pour profiter de ses doctes. Dans ses voyages, il eut l'occasion, soit en Egypte, soit en Syrie, de rencontrer des savants qui avaient été les compagnons d'Abou'l Hacen. Pour la science des tradtions, il suivit les leçons d'Ibn Koheïla. A Tunis, il eut pour maîtres une foule de savants ; au Caire, il étudia le Mahsoul (de l'imam Er Razy).
Ibrahim Ben Mohammed Ben Ali el Lenty et Tazy
Né au IX° siècle, vient de la ville d'Oran et portait le surnom d'Abou Salim. Ce docte imam fut un éloquant poète, un savant à la conscience délicate et scrupuleuse, un homme de bon conseil, l'auteur de prodiges et d'actes merveilleux.
Il a écrit un grand nombre d'écrits sur le droit et ses fondements et tradtions, superbement calligraphiés de sa main.
Il était originaire des Beni Lent, tribu berbère de Taza d'où son nom éponyme. Il a notamment écrit la pièce : Conseil complet donné aux grands et au vulgaire.
Mohammed Ben Youçof Ben Omar Ben Choaïb Es Senoûsi el Hacény el Tlemcény
Plus connu sous le nom Es Senoûsi. D'après ce que prétend son disciple El Mellaly, il était originaire de par son père des Beni Snous et par sa mère de Hacèn fils d'Ali, fils d'Abou Talib. Il naquit à Tlemcen, dont il fut le savant, l'homme pieux, lascète et le grand personnage. Ce savantissime et habile cheikh était fils du vertueux cheikh Abou Yaqoub Youçof Es Senousi. Dés sa jeunesse, il se fit remarquer par ses excellentes qualités. Il maitrîsait la science de l'astrologie.
Son disciple, Abou Abdallah el Mellaly a réuni dans un grand ouvrage d'envrion seize cahiers, intitulé Les dons très saints relatifs aux vertus du docteur Es Senousi, toutes les particularités de sa vie. En voici un extrait retranscrit par Ahmed Baba :
" Quant aux sciences non mystiques, on peut dire qu'Es Senousi en avait acquis la part la plus considérable, ce qu'il avait obtenu dans le partage des principes fondamentaux et secondaires de ces sciences non seulement sa propre part, mais encore toutes les autres. Lorsqu'il enseignait une science, ses auditeurs étaient tentés de croire qu'il n'en connaissait pas d'autres, tellement il en parlait savamment. C'était surtout en métaphysique et en unitarisme qu'il était remarquable. Voici ce que dit Cheikh Es Senousi concernant cette dernière :
" Parmi les sciences non mystiques, il n'y en a qu'une seule, celle de l'unitarisme, qui puisse donner à l'homme la connaissance de l'essence de Dieu et l'amener à la contemplation du Très-Haut ; c'est grâce à cette science que l'homme pourra comprendre toutes les autres ; mieux il la possèdera, plus il craindra le Seigneur et s'en approchera". "
Il fut le personnage dont la science fut la plus profitable. Il écrivit plus de quarante recueils, articles et commentaires dont voici quelque uns :
- Grand commentaire sur le Haufiya intitulé : Ce qui rend accessible et facile l'étude du livred'el Haufy et épuise les questions qui y sont traitées, c'est un gros volume rempli d'érudtions qu'il écrivit à l'âge de 19ans.
- Article sur la foi majeur, qui fut son premier essai dans la science de l'unitarisme.
- Article sur La foi mineur qui comprend 6 cahiers est l'un des plus beaux traités écrits sur la matière. Cet article de foi ne peut être mis en parallèle avec aucun autre. Quelqu'un a raconté ce qui suit : "Je venais, dit-il, de perdre un de mes parents, et je le vis en songe après sa mort, et je lui demandai des nouvelles de son état : "je suis entré au paradis, me répondit-il, et j'y ai vu mon seigneur Abraham , occupé à faire lire aux enfants l'Article de foi d'Es Senousi ; ceux-ci l'avaient copié sur leurs tablettes et l'apprenaient comme leçon en la lisant à haute voix" ".
- Un commentaire du Djawahir el 'Oloum (Joyaux des sciences), qui est un traité de théologie scolatique composé par Adhel ed Din, selon la méthode des philosophes ; c'est un magnifique ouvrage sur la matière, mais il est très difficile à comprendre.
Source : citedetlemcen.free.fr
"La grande Medersa Tachfiniya fut le siège où l'on enseignait toutes les sciences connues en ce temps et où affluaient des étudiants venus de toutes parts.
L'on dispensait, sur le conseil avisé du Roi, un enseignement basé surtout sur la tolérance ouverte à tous les esprits, permettant ainsi l'éclosion de nouvelles méthodes d'enseignement, qui ont produit une élite savante qui se propagea, bénéfique à l'humanité.
Cette Medersa de style architectural particulier, se surpassait par ses merveilles, et celles de son institution du savoir. El' Thénéssy rapporte la description de la fameuse Medersa au "style très particulier, et unique à l'échelle Occidentale.
A l'intérieur, elle était décorée par la fameuse rosace de type Andalou en fousaifiset (sorte de fragments d'email découpés en plusieurs coloris savamment agencées qui reflétaient un éblouissant éclat de la lumière du jour). Tous ceux qui pénétraient en ce lieu étaient émerveillés par la beauté de son éclat."
Omar Lachachi
Ce magnifique symbole de la civilisation Ziyanide a aujourd'hui disparu.
El Koudiya
Située sur une collline El'Koudiya est réputée comme centre de savoir mais surtout comme observatoire astronomique.
Sur son sommet, les astronomes observaient le mouvement des astres.
En bas, la Mosquée "Dar' El Moudjadala" servait aux débats scientifiques.
Les savants s'y réunissaient périodiquement suivant les saisons et se consacraient à débattre de notions différentes, et d'astronomie en particulier.
Citation du livre Le passé prestigieux de Tlemcen de Omar Lachachi
De tout temps, Tlemcen a attiré des hommes de foi et de savoir. On a recencé plus de 200 savants pendant la période des Zianides. Les savants tlemceniens étaient particulièrement renommés dans l'astrologie, voici quelques biographies des plus connus.
Ibrahim Ben Qacim Ben Saïd Ben Mohammed el-Oqbany
Il naquit à Tlemcen en 1405. Ce grand savant portait le surnom d'Abou Salim et était le fils du pontife de l'Islam, le muphti du peuple musulman, Abou'l-Fadhl Qacim.
Après avoir fait ses études sous la direction de son père et d'autres savants de Tlemcen, il se fit remarquer par son savoir, par les livres qu'il composa et par les fetoua qu'il rendit. Nommé juge après la destitution de son neuveu Mohammed Ben Ahmed Ben Qacim el Oqbany, il ne tarda pas à s'élever à la dignité de cadi de la communauté de Tlemcen.
Mohammed Ben Abdallah Ben Abd el Djalil et Tenessy
Né au début du XV° siècle, ce jurisconsulte, ce hafidh, cet homme lettré et ami de l'étude, a été l'un des plus grands, des plus illustres et des plus profonds savants de la ville de Tlemcen. Il était célèbre par sa science, à son époque. On rapporte que le cheikh sidi Ahmed Ben Daoud el Andaloucy, ayant été interrogé, après son départ de Tlemcen, sur le mérite particulier des savants de cette ville, répondit : "La science est l'apanage d'Et Tenessy, la piété caractérise Es-Snoûsi, et c'est à Ibn Zekri qu'appartient l'excellence du professorat".
On lui doit les ouvrages suivants :
Le Collier de perles et d'or vierge ou Histoire de la dynastie des Beni-Zian
Le Brodeur
La Récréation des âmes
Longue réponse à la question des Juifs de Touat (dans laquelle il a déployé une grande érudition).
Ibrahim En Yekhlef Ben Abd es Salam Et Tenessy Et Matmaty
Né au IX° siècle, il fut le plus habile professeur et le plus illustre juriscoonsulte de tout le Maghrib. De Tlemcen et de toutes les villes de l'Ifriqiya, on lui écrivait pour le consulter. Il est l'auteur d'un commentaire sur le Talqîn (initiaition) d'Abd el Ouahhad en dix volumes, commentaire qui a disparu pendant le siège de Tlemcen. Le sultan Ya'moracen avait insisté auprès de lui pour qu'il vint se fixer à Tlemcen, mais il avait toujours refusé, se contentant d'y paraître en visiteur et d'y séjourner un mois, après quoi il s'en retournait à Ténès, sa ville. Lors de l'affaire des Maghraoua, il se décida cependant à chercher un refuge dans la capitale, où les juristes s'empressèrent de lui faire leur visite.
Le sultan se rendit aussi auprès de lui et le supplia de nouveau de s'établir à Tlemcen, le cheikh accepta et se fixa définitivement dans la capitale, où il ouvrit un cours d'enseignement qui attira une foule innombrable d'auditeurs : on venait même de toutes les parties de l'Orient et de l'Occident pour profiter de ses doctes. Dans ses voyages, il eut l'occasion, soit en Egypte, soit en Syrie, de rencontrer des savants qui avaient été les compagnons d'Abou'l Hacen. Pour la science des tradtions, il suivit les leçons d'Ibn Koheïla. A Tunis, il eut pour maîtres une foule de savants ; au Caire, il étudia le Mahsoul (de l'imam Er Razy).
Ibrahim Ben Mohammed Ben Ali el Lenty et Tazy
Né au IX° siècle, vient de la ville d'Oran et portait le surnom d'Abou Salim. Ce docte imam fut un éloquant poète, un savant à la conscience délicate et scrupuleuse, un homme de bon conseil, l'auteur de prodiges et d'actes merveilleux.
Il a écrit un grand nombre d'écrits sur le droit et ses fondements et tradtions, superbement calligraphiés de sa main.
Il était originaire des Beni Lent, tribu berbère de Taza d'où son nom éponyme. Il a notamment écrit la pièce : Conseil complet donné aux grands et au vulgaire.
Mohammed Ben Youçof Ben Omar Ben Choaïb Es Senoûsi el Hacény el Tlemcény
Plus connu sous le nom Es Senoûsi. D'après ce que prétend son disciple El Mellaly, il était originaire de par son père des Beni Snous et par sa mère de Hacèn fils d'Ali, fils d'Abou Talib. Il naquit à Tlemcen, dont il fut le savant, l'homme pieux, lascète et le grand personnage. Ce savantissime et habile cheikh était fils du vertueux cheikh Abou Yaqoub Youçof Es Senousi. Dés sa jeunesse, il se fit remarquer par ses excellentes qualités. Il maitrîsait la science de l'astrologie.
Son disciple, Abou Abdallah el Mellaly a réuni dans un grand ouvrage d'envrion seize cahiers, intitulé Les dons très saints relatifs aux vertus du docteur Es Senousi, toutes les particularités de sa vie. En voici un extrait retranscrit par Ahmed Baba :
" Quant aux sciences non mystiques, on peut dire qu'Es Senousi en avait acquis la part la plus considérable, ce qu'il avait obtenu dans le partage des principes fondamentaux et secondaires de ces sciences non seulement sa propre part, mais encore toutes les autres. Lorsqu'il enseignait une science, ses auditeurs étaient tentés de croire qu'il n'en connaissait pas d'autres, tellement il en parlait savamment. C'était surtout en métaphysique et en unitarisme qu'il était remarquable. Voici ce que dit Cheikh Es Senousi concernant cette dernière :
" Parmi les sciences non mystiques, il n'y en a qu'une seule, celle de l'unitarisme, qui puisse donner à l'homme la connaissance de l'essence de Dieu et l'amener à la contemplation du Très-Haut ; c'est grâce à cette science que l'homme pourra comprendre toutes les autres ; mieux il la possèdera, plus il craindra le Seigneur et s'en approchera". "
Il fut le personnage dont la science fut la plus profitable. Il écrivit plus de quarante recueils, articles et commentaires dont voici quelque uns :
- Grand commentaire sur le Haufiya intitulé : Ce qui rend accessible et facile l'étude du livred'el Haufy et épuise les questions qui y sont traitées, c'est un gros volume rempli d'érudtions qu'il écrivit à l'âge de 19ans.
- Article sur la foi majeur, qui fut son premier essai dans la science de l'unitarisme.
- Article sur La foi mineur qui comprend 6 cahiers est l'un des plus beaux traités écrits sur la matière. Cet article de foi ne peut être mis en parallèle avec aucun autre. Quelqu'un a raconté ce qui suit : "Je venais, dit-il, de perdre un de mes parents, et je le vis en songe après sa mort, et je lui demandai des nouvelles de son état : "je suis entré au paradis, me répondit-il, et j'y ai vu mon seigneur Abraham , occupé à faire lire aux enfants l'Article de foi d'Es Senousi ; ceux-ci l'avaient copié sur leurs tablettes et l'apprenaient comme leçon en la lisant à haute voix" ".
- Un commentaire du Djawahir el 'Oloum (Joyaux des sciences), qui est un traité de théologie scolatique composé par Adhel ed Din, selon la méthode des philosophes ; c'est un magnifique ouvrage sur la matière, mais il est très difficile à comprendre.
Source : citedetlemcen.free.fr