Redalinho
01/12/2005, 21h02
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Les liens économiques Maroc-Pays-Bas’ Le Maroc fait de plus en plus figure d’exemple dans les échanges commerciaux néerlandais en Afrique du Nord. Malgré la barrière de la langue, les relations historiques entre les deux pays n’ont d’ailleurs jamais été interrompues. Aujourd’hui, les Néerlandais exportent vers le Maroc du lait et du beurre, des machines ou de l’équipement de bureau. Les Marocains quant à eux vendent fruits et légumes et produits chimiques sur les marchés néerlandais…. Dans de moindres proportions il est vrai. Pour contrer les différents obstacles qui peuvent se poser aux entrepreneurs intéressés par le Maroc, certains conseils pratiques ou d’ordre culturel ne sont pas superflus : il est par exemple utile de dire aux hommes d’affaire néerlandais qu’il n’est pas grossier mais au contraire de bon ton de demander à son partenaire marocain des nouvelles de sa famille avant de passer aux choses sérieuses.
Interview avec Marjolein Vink, responsable des relations Maroc-Pays-Bas (mais aussi pour l’Algérie, la Libye et la Tunisie) à EVD, agence pour le commerce international et la coopération du Ministère des Affaires économiques néerlandais. Son but : aider les entrepreneurs néerlandais désireux d’étendre leurs activités à l’étranger.
‘La question de l’identité marocaine’
Aux Pays-Bas, la communauté marocaine à cheval sur deux cultures, est en quête d’identité. Dans la société néerlandaise, elle apprécie souvent le respect de l’individu, la liberté de pensée, l’esprit égalitariste et l’attachement aux valeurs humaines…
Mais après 40 ans de politique d’immigration néerlandaise, force est de constater que l’intégration n’est pas réussie. C’est en tous cas la conclusion d’une commission officielle saisie du dossier (la commission Blok). On se serait attaché trop longtemps à l’idée que les étrangers devaient garder leur identité propre et ne pas se fondre dans la culture néerlandaise. Des cours de langue turque ou arabe ont été massivement organisés par les autorités…De plus, les groupes de migrants de la première vague (années 60) étaient supposés rentrer dans leurs pays après quelques années… Ce qui ne fût pas le cas ! Tolérants ou indifférents, les Néerlandais sont perplexes face à une intégration non-accomplie.
http://www.rnw.nl/afri/assets/images/PhotoFouadLaroui150.jpgInterview avec Fouad Laroui, écrivain, journaliste ‘Jeune Afrique-L’intelligent’ professeur à l’ Université Libre d’Amsterdam et journaliste marocain de nationalité néerlandaise
Fouad Laroui
‘Bilan historique de 400 ans de relations Maroc-Pays-Bas’
‘Les Néerlandais ont souvent tendance à juger les minorités, en particulier marocaines qui habitent aux Pays-Bas selon des critères superficiels’. Pour tenter de remédier à cet état de fait, un événement de grande envergure a été organisé aux Pays-Bas : l’anniversaire des 400 ans de relation Maroc-Pays-Bas. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis la signature du Traité d’amitié de 1605. Maroc et Pays-Bas avaient à l’époque un ennemi commun : l ‘Espagne. Il fallait créer des alliances pertinentes… Depuis, qu’ils soient commerçants, diplomates ou touristes, les Néerlandais qui se sont rendus au Maroc, ont vu leur regard sur ce pays évoluer à travers les siècles…
Aujourd’hui, la présence aux Pays-Bas de 300.000 Marocains ou Néerlandais issus de l’immigration marocaine met à l’épreuve la tolérance des Néerlandais. En particulier dans les quartiers à forte concentration immigrée des centres urbains.
Interview avec Herman Obdeijn, historien, spécialiste du Maroc.
http://www.rnw.nl/afri/assets/images/hermanobdeijnportret150.jpg Herman Obdeijn
‘Le défi de l’immigration marocaine aux Pays-Bas’
Les Marocains et les Néerlandais issus de l’immigration marocaine représentent en quantité, le premier groupe minoritaire aux Pays-Bas, avec une population de quelques 300.000 personnes.
Principalement originaire du nord du Maroc, le Riffe, cette communauté est néanmoins plurielle. Dans les écoles, on trouve ainsi un taux de réussite scolaire plus important chez les filles issues de l’immigration marocaine que chez les garçons. Ceux-ci sont par contre plus représentés dans les statistiques de la criminalité…
Interview avec Paolo de Mas, géographe, spécialiste des relations Maroc-Pays-Bas, professeur à l’Université d’Amsterdam.
Les liens économiques Maroc-Pays-Bas’ Le Maroc fait de plus en plus figure d’exemple dans les échanges commerciaux néerlandais en Afrique du Nord. Malgré la barrière de la langue, les relations historiques entre les deux pays n’ont d’ailleurs jamais été interrompues. Aujourd’hui, les Néerlandais exportent vers le Maroc du lait et du beurre, des machines ou de l’équipement de bureau. Les Marocains quant à eux vendent fruits et légumes et produits chimiques sur les marchés néerlandais…. Dans de moindres proportions il est vrai. Pour contrer les différents obstacles qui peuvent se poser aux entrepreneurs intéressés par le Maroc, certains conseils pratiques ou d’ordre culturel ne sont pas superflus : il est par exemple utile de dire aux hommes d’affaire néerlandais qu’il n’est pas grossier mais au contraire de bon ton de demander à son partenaire marocain des nouvelles de sa famille avant de passer aux choses sérieuses.
Interview avec Marjolein Vink, responsable des relations Maroc-Pays-Bas (mais aussi pour l’Algérie, la Libye et la Tunisie) à EVD, agence pour le commerce international et la coopération du Ministère des Affaires économiques néerlandais. Son but : aider les entrepreneurs néerlandais désireux d’étendre leurs activités à l’étranger.
‘La question de l’identité marocaine’
Aux Pays-Bas, la communauté marocaine à cheval sur deux cultures, est en quête d’identité. Dans la société néerlandaise, elle apprécie souvent le respect de l’individu, la liberté de pensée, l’esprit égalitariste et l’attachement aux valeurs humaines…
Mais après 40 ans de politique d’immigration néerlandaise, force est de constater que l’intégration n’est pas réussie. C’est en tous cas la conclusion d’une commission officielle saisie du dossier (la commission Blok). On se serait attaché trop longtemps à l’idée que les étrangers devaient garder leur identité propre et ne pas se fondre dans la culture néerlandaise. Des cours de langue turque ou arabe ont été massivement organisés par les autorités…De plus, les groupes de migrants de la première vague (années 60) étaient supposés rentrer dans leurs pays après quelques années… Ce qui ne fût pas le cas ! Tolérants ou indifférents, les Néerlandais sont perplexes face à une intégration non-accomplie.
http://www.rnw.nl/afri/assets/images/PhotoFouadLaroui150.jpgInterview avec Fouad Laroui, écrivain, journaliste ‘Jeune Afrique-L’intelligent’ professeur à l’ Université Libre d’Amsterdam et journaliste marocain de nationalité néerlandaise
Fouad Laroui
‘Bilan historique de 400 ans de relations Maroc-Pays-Bas’
‘Les Néerlandais ont souvent tendance à juger les minorités, en particulier marocaines qui habitent aux Pays-Bas selon des critères superficiels’. Pour tenter de remédier à cet état de fait, un événement de grande envergure a été organisé aux Pays-Bas : l’anniversaire des 400 ans de relation Maroc-Pays-Bas. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis la signature du Traité d’amitié de 1605. Maroc et Pays-Bas avaient à l’époque un ennemi commun : l ‘Espagne. Il fallait créer des alliances pertinentes… Depuis, qu’ils soient commerçants, diplomates ou touristes, les Néerlandais qui se sont rendus au Maroc, ont vu leur regard sur ce pays évoluer à travers les siècles…
Aujourd’hui, la présence aux Pays-Bas de 300.000 Marocains ou Néerlandais issus de l’immigration marocaine met à l’épreuve la tolérance des Néerlandais. En particulier dans les quartiers à forte concentration immigrée des centres urbains.
Interview avec Herman Obdeijn, historien, spécialiste du Maroc.
http://www.rnw.nl/afri/assets/images/hermanobdeijnportret150.jpg Herman Obdeijn
‘Le défi de l’immigration marocaine aux Pays-Bas’
Les Marocains et les Néerlandais issus de l’immigration marocaine représentent en quantité, le premier groupe minoritaire aux Pays-Bas, avec une population de quelques 300.000 personnes.
Principalement originaire du nord du Maroc, le Riffe, cette communauté est néanmoins plurielle. Dans les écoles, on trouve ainsi un taux de réussite scolaire plus important chez les filles issues de l’immigration marocaine que chez les garçons. Ceux-ci sont par contre plus représentés dans les statistiques de la criminalité…
Interview avec Paolo de Mas, géographe, spécialiste des relations Maroc-Pays-Bas, professeur à l’Université d’Amsterdam.