Voir la version complète : LES Sept saints de marrakech
QUI CONNAIT les sept saints de marrakech ainsi que leurs histoire.
Entre autre Sidi ben Abbes;
MErci par avance
Redalinho
29/11/2005, 15h32
salut miryas tu trouveras ici l'histoire de ces 7 saits:
http://www.couleurs-marrakech.com/histoire-secrete-marrakech.htm
;)
Redalinho
29/11/2005, 15h33
Les étapes du pèlerinage
La visite - « ziara » - se fait de préférence le vendredi dans l’ordre suivant :
• Sidi Youssef Ben Ali, l’éprouvé, mort en 1196, inhumé à Bab Ghmat. Il était atteint de la lèpre et sa vie se passa dans l’ancienne léproserie de Marrakech. Il fut un modèle émouvant de résignation, de charité et de confiance en Dieu.
• Cadi Ayyad, mort en 1149, enterré près de Bab Aylan. Il est le plus célèbre des doctes du malékisme en Occident musulman. Son amour du Prophète exprimé magis-tralement dans son ouvrage « Al-Chifaa » et sa rigueur orthodoxe lui valurent son titre de saint.
• Sidi Bel Abbès, mort en 1205, enterré près de Bab el Khemis. Il a bâti sa doctrine sur l’éthique du don. Il était le défenseur et le consolateur des pauvres, des déshérités, des malheureux, des handicapés, plus particulièrement des aveugles.
• Sidi Ben Slimane, mort en 1465 dans les environs d’Essaouira. Son corps fut transféré à Marrakech. Il est le rénovateur du soufisme marocain en vue d’une mobilisation contre l’invasion ibérique. Auteur du célèbre recueil de prières Dala’il al-Khayrat.
• Sidi Abdelaziz Tebbaâ, mort en 1508, enterré non loin de la Mosquée Ben Youssef. Il est le principal disciple de Sidi Ben Slimane et le propagateur de l’éthique soufie dans les milieux des corporations d’artisans.
• Sidi Abdellah El Ghazouani, dit Moul El Ksour, mort en 1528, enterré non loin de la Mosquée Mouassine.
Il consolida le renouveau soufi initié par Sidi Ben Slimane et fascina les populations par ses vertus.
• Imam Souheili, mort en 1186, enterré près de Bab Robb. Il est connu pour ses vertus spirituelles, sa poésie soufie et son ouverture d’esprit à un moment de forte censure doctrinale.
Sources : « Les Rencontres mondiales Sidi Shiker des affiliés du Tasawwuf », Marrakech, 2004, document du Ministère des Habous et des Affaires islamiques.
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Redalinho
29/11/2005, 15h34
Le mausolée de Sidi Bel Abbès.
Le Saint des Saints
« Il [Sidi Bel Abbès] est des « sept hommes », le plus invoqué dans les actes essentiels de la vie. Les marchands de beignets lui dédient encore le premier fruit de leur travail, appelé pour cela Al Abbassia, les paysans, leur première gerbe de blé. Les femmes l’appellent à leur secours dans les douleurs de l’enfantement. Son évocation est le prélude nécessaire au rituel de la halqa, évoqué invariablement par tous les conteurs de la place Jemaâ el Fna :
« Au nom du saint patron de Marrakech,
Celui qui veille sur la ville
Immuable
Un pied sur l’autre
Et qui ne retrouve sa quiétude que si tout le monde est rassasié
Enfant du pays ou visiteur étranger ». (*)
(*) Ouidad Tebbaâ, « Les Sept Hommes de Marrakech » in Mohamed Sijelmassi, dir., Vivre Marrakech, éditions Oum, à paraître, septembre 2005.
Devant chaque sanctuaire,
des fidèles psalmodient
le Coran.
Horloge en stuc du mausolée de SIdi Bel Abbès.
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Redalinho
29/11/2005, 15h34
Un culte vivant
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Les mausolées des Sept Saints ont été construits à diverses époques. Leur architecture est typique de ce genre d’établissements en milieu urbain : coupoles quadrangulaires recouvertes de tuiles vertes, reposant sur des pièces carrées richement ornées de décors de zelliges, de plâtres sculptés et de bois peints. Les tombes sont recouvertes de catafalques, témoins de la ferveur de millions de pèlerins durant des siècles. Sur les fers forgés des fenêtres, des cadenas sont scellés jusqu’à l’exaucement d’une prière faite au saint : le succès d’une entreprise amoureuse, la venue d’un enfant désiré, le retour d’un être cher, la guérison d’une maladie… Des mendiants, des aveugles et des infirmes élisent domicile devant les sanctuaires durant la journée, quémandant l’aumône des visiteurs. D’autres font commerce de bougies et de flacons d’eau de fleur d’oranger, les unes confiées aux préposés aux mausolées, les autres servant à asperger le tombeau du saint. À Sidi bel Abbès, saint patron des aveugles, une rangée de ces malheureux se tenant coude à coude récitent des versets du Coran à longueur de journée, au rythme des pièces de monnaie qui tintent dans le bol qu’ils tiennent à la main.
En entrant dans le mausolée, on ôte ses chaussures et on salue les esprits qui peuplent le lieu sacré. On y vient pour demander une intercession, faire un vœu, remercier le saint pour un autre exaucé. On y vient aussi pour prier, se recueillir, trouver le salut d’une âme égarée dans un monde oppressant, chercher le soutien sûr du saint à défaut de celui, incertain, des vivants, ou plus prosaïquement chercher un peu de fraîcheur les jours de canicule.
Les Sept Saints accompagnent également les grandes réjouissances qui ponctuent la vie des gens. Les garçons sont emmenés faire la visite des mausolées la veille de leur circoncision. Le henné de la mariée est porté sur le parcours du pèlerinage pour invoquer la baraka des saints, et leur demander de bénir et de protéger le nouveau couple.
Les mausolées des Sept Saints ne sont pas seulement des lieux sacrés ouverts à la visite. Ils sont comme autrefois des espaces d’intense dévotion. Le recueil de prières de Sidi Ben Slimane, fondateur de la Jazoulia, une branche mystique affiliée à la Chadilia, est régulièrement récité de manière collective par les disciples de la voie. Le Mouloud, fête marquant l’anniversaire de la naissance du Prophète, est un moment privilégié pour l’organisation de ces séances de chant religieux sans accompagnement instrumental. Elles ont lieu dans les mausolées des Sept Saints ainsi que dans plusieurs mosquées de la ville et même d’autres régions du pays.
Les Sept Saints de Marrakech occupent, on le voit, une place prépondérante dans l’histoire, la vie, la culture et l’imaginaire de la ville. Les sept tours élevées à leur gloire, en 2005, par la Mairie à Bab Doukkala en sont une illustration parfaite, autant que la polémique que le projet a suscitée. Avec le renouveau du champ religieux entrepris aujourd’hui -conséquence du radicalisme fondamentaliste - le mysticisme dont ils participent continuera certainement de jouer son rôle social et spirituel. L’importance de leur capital symbolique et surtout matériel - foncier, biens de main- morte, legs… -, est un exemple éminent et original de la redistribution des richesses, du partage et de la solidarité propres à l’islam.
Redalinho
29/11/2005, 15h35
Le nombre sacré
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Le chiffre sept a une symbolique cosmologique forte dans plusieurs cultures et religions. Il représente la perfection de toute création : les notes pures de la gamme des couleurs, les sept jours de la semaine, les sept ans correspondant à l’âge de raison. Dans les livres sacrés des religions monothéistes, Dieu créa le monde en sept jours ainsi que les sept cieux. Les dormants d’Ephèse étaient au nombre de sept. Le Coran leur a consacré une sourate, Ahl el Kahf, les Gens de la Caverne, une légende que l’on retrouve sous d’autres formes de la Bretagne à l’Afghanistan et de la Finlande au Yémen. On pourrait multiplier à loisir les exemples attestant de l’importance du chiffre sept dans les traditions monothéistes. A Marrakech, la légende des Sept Saints semble recouvrir une multitude de croyances profondément enracinées chez les Berbères du Maroc.
À Rissani dans le Tafilalet, le sanctuaire de Sbaâ rsan - les Sept Mariés - est dédié à sept frères qui se donnèrent la mort parce que leurs familles avaient refusé les épouses de leur choix. Plus proche de Marrakech est le pèlerinage des Regraga qui perpétue le daour, la visite des tombeaux des Sept Saints fondateurs de la confrérie des Chiadma, situés dans l’arrière-pays d’Essaouira.
À Marrakech même, deux endroits de la médina matérialisent le souvenir d’une tradition des Sept Hommes protecteurs de la cité : d’une part, un sanctuaire proche du tombeau de Sidi Bel Abbès et contenant sept petites tombes alignées l’une à côté de l’autre, d’autre part, un long derb - ruelle - portant le nom de Derb Sebâtou Rijal (ruelle des Sept Hommes), situé dans le quartier des tanneurs, à l’est de la ville. De ce point de vue, les Sept Saints de Marrakech renvoient à une tradition berbère antérieure à la consécration des saints musulmans qui constituent aujourd’hui le panthéon de la ville.
La légende des Sept Saints est telle, écrit Henri de Castries, que dire « je vais à Sebâtou Rijal » revenait à dire « je vais à Marrakech ». On doit cette tradition à une décision politique prise par le sultan Moulay Ismaïl (1672-1727) pour contrebalancer l’influence grandissante des sept saints des Regraga, évoqués précédemment.
Il en confia l’institution à un personnage illustre, El Hassan El Youssi (1630-1691), grand savant et fin connaisseur du Maroc de l’époque pour y avoir longtemps voyagé. El Youssi choisit donc sept saints, dont l’unique trait commun était d’être enterrés dans divers endroits de la ville. Deux d’entre eux seulement sont, en effet, natifs de Marrakech : Sidi Youssef Ben Ali et Sidi Abdelaziz Tebbaâ. Les autres sont étrangers à la ville : Cadi Ayyad et Sidi Bel Abbès sont originaires de Sebta (Ceuta), Sidi Ben Slimane du Souss, Sidi Abdellah El Ghazouani des Jbala, dans le nord, et l’Imam Souheili d’Andalousie. Selon l’itinéraire institué par El Youssi, le pèlerinage se fait suivant un parcours circulaire qui renvoie à la circumambulation autour de la Kaaba lors du pèlerinage à La Mecque. Les Sept Saints étaient tous ou de grands savants versés dans les sciences religieuses de l’islam, ou de grands mystiques soufis. Et bien qu’ils soient tous sur un pied d’égalité du point de vue du culte qui leur est consacré, l’un d’entre eux se distingue dans l’imaginaire des gens comme étant le saint des saints. Il s’agit de Sidi Bel Abbès Sebti, considéré comme le véritable saint patron de la ville. Sa notoriété était déjà telle à l’époque saâdienne qu’il était courant que les gens le confondent avec saint Augustin dont le souvenir était probablement encore vivace.
Redalinho
29/11/2005, 15h36
Les Sept Saints, de Marrakech
http://www.couleurs-marrakech.com/numero10/images/histoire/MOUL_L3.jpg
Le Maroc, comme toute l’Afrique du Nord, a connu les trois monothéismes, le judaïsme, le christianisme et l’islam. Mais l’être humain a toujours éprouvé une difficulté à imaginer un dieu unique, invisible et abstrait. Il éprouve le besoin de passer par des médiateurs, des hommes et des femmes reconnus pour leur droiture, leur « baraka », leur détachement du monde d’ici-bas. On leur demandait d’alléger les souffrances du corps et de l’esprit, on les implorait aussi pour le retour d’un être cher, pour conquérir ou accroître la richesse matérielle, pour s’assurer une descendance…
L a sainteté est un concept profondément enraciné dans la mentalité marocaine. Les saints et les saintes encadrent l’ensemble du territoire national selon une sorte de géographie du sacré. Dans chaque ville, dans chaque village, en montagne comme en plaine, dans les régions côtières comme à l’intérieur du pays, des sanctuaires ont été élevés sur les tombes de personnages tantôt légendaires, tantôt historiquement attestés. Ils n’ont parfois qu’un rayonnement local, limité au quartier d’une ville, à un territoire tribal ou aux quelques villages d’une vallée. D’autres ont une influence plus importante et sont révérés par les habitants de régions plus étendues. Quelques-uns enfin sont des figures véritablement nationales. Beaucoup d’entre eux font l’objet de célébrations, de foires annuelles, les moussems. Il existe plus de 600 manifestations de ce genre au Maroc et certaines drainent des milliers de visiteurs, comme les moussems de Moulay Abdellah Amghar d’El Jadida, de Moulay Idriss du Zerhoun, d’Imilchil dans le Haut Atlas oriental, de Moulay Abdeslam Ben Mchich des Jbala, de Sidi Hmad Ou Moussa du Souss ou de Moulay Brahim dans la région de Marrakech.
A Marrakech, les saints et les saintes sont nombreux. La ville n’était-elle pas considérée comme « le tombeau des saints » ? Son statut de capitale d’empire a tôt fait d’attirer vers elle des gens de tous horizons. La diversité des origines de sa population exigeait un ciment d’unité auquel les saints ont largement contribué. Leurs mausolées s’élèvent aujourd’hui encore à l’intérieur comme à l’extérieur des murailles. Ils se trouvent soit dans des cimetières, comme celui de Souheïli, soit à proximité de mosquées, comme celle de Lalla Zahra El Kouch, proche de la Koutoubia, soit encore dans les quartiers d’artisans comme celui d’Ibn El Arif. Mais pourquoi sept d’entre eux seulement font-ils partie du cercle étroit des saints patrons de Marrakech ?
Merci redalinho !!!!
Dis moi tu as une sacré connaissance de l'histoire de marrakech ,d'ou tu tiens tous cela ???,En tout cas merci ,car je suis marrakchia et je voulais connaitre l'histoire de cette ville,je suis allé a sidi bel abbes et j'ai vu les petites tombes qu'il y a à coté du mausolée ,je croiais que c'était les sept saints.Merci encore pour ces renseignements que tu m'as fourni,je pense que j'aurai d'autre question a te posais dans l'avenir.
fliflasoudania
30/11/2005, 11h47
c'est vraiment beau la bas. puis el merrakchiyine chantent tjrs sidi bel abbes dans la deqqa merrakchia lors des nzaha
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