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Voir la version complète : La Musique au Maroc


Redalinho
10/12/2005, 12h17
http://www.2m.tv/magazine/article.asp?id=12316

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Sektou, la plus belle des voix !
Nul ne peut égaler son jeu de harpe
C’est sa belle voix qui ouvre les veillées musicales du désert
C’est à la digne héritière du grand Saddûm Wall N’dartou
Que je dédie mes poèmes !

Le modèle des cantatrices du Sahara est incontestablement la célèbre Sektou qu’évoque le poète. C’est au 18ème siècle que Saddûm Wall N’dartou allia la forme poétique de la qasida à un nouveau style musical divisé en deux voies, l’une blanche et l’autre noire.

Le premier style musical est de caractère arabe et le second est inspiré de la musique des noirs. La cantatrice accomplie se reconnaît à la parfaite homogénéité qui existe entre sa technique vocale et instrumentale. Non seulement sa harpe parle clairement, mais aussi elle imite parfaitement la harpe avec sa voix.

Au Sahara, la harpe, dénommée "Ardine" est du domaine féminin, et le luth dénommé "Tidinite" est du domaine des hommes.

Redalinho
10/12/2005, 12h18
Noces au Cap Boujdour

http://www.2m.tv/images/musique_vie_caravane_boujdo.jpg

Les sahraouis savent fort bien apprécier les qualités esthétiques d’une Tasoufra très colorée, se détachant sur les flancs ou le dos d’un chameau blanc couleur de gazelle. Elle fait également partie de cet élément esthétique dans l’ordonnance de leur mobilier sous la tente qui donne parfois l’impression, quand on vient de l’extérieur, d’une joie de vivre, presque d’une oasis de tendresse que la sévérité du désert avait fait oublier.

Après le mariage, quand le premier enfant est né chez ses oncles maternels, il reste, grandit, et est éduqué chez ces derniers. C’est ce qui caractérise les gens du Sahara. La société nomade, apporte avec elle tous les biens dont le foyer a besoin pour fonder un nouveau campement dont s’agrandit la tribu nomade, sa puissance, son rayonnement et son prestige.

Redalinho
10/12/2005, 12h21
feux de joie à Marrakech

http://www.2m.ma/images/LA-MUSIQUE-DANS-LA-V.jpg

Bienvenue à Marrakech, la ville ocre aux mille et un charmes. Bienvenue dans une ville dont la tradition musicale remonte à la nuit des temps. Bienvenue dans une ville dont les habitants ont la musique dans le sang.

A travers ce fabuleux documentaire, nous assistons à un spectacle hors du commun. Un spectacle haut en couleurs.

Dans le magique espace de Dar Bellarge, les habitants ont rendez-vous avec une soirée pas comme les autres. Des musiciens se rencontrent pour une compétition de chants et de danses. Les candidats sont issus de deux tribus rivales en matière d'arts. Ils viennent de Taroudant pour concurrencer les musiciens locaux.

Les préparatifs constituent de véritables rituels pendant lesuqles tout le monde s'affaire à mettre en place le dispositif nécessaire pour la réussite de la soirée. Le jour J, une fois le repas du jour de l'an englouti, les curieux pressent le pas pour se rendre à Dar Bellarge. En aucun cas, les aficionados ne rateraient un tel "show".

Le spectacle démarre sur les chapeaux de roue. On dirait un carnaval.

Ce remarquable documentaire est une invitation à une fête pas comme les autres, une fête qui se retrouve menacée de disparition.

Redalinho
10/12/2005, 12h22
Le Samâa : Chants sacrés

La soirée de Samâa (ou Lila) relève du rituel. Elle commence par des séances de fumigation par le bois de Santal et la lecture de la Fatiha (première Sourate du Coran) sous le signe de la sérénité et de la purification.

Cette pratique remonte à l’avènement de l’Islam en 622 (A.D.) et le prophète (P.S.) fût reçu lors de son exode de la Mecque à Médine par un chant à sa gloire qui est jusqu’à ce jour chanté dans tous les pays arabes (« La lune trône parmi nous » ou Talaâ el badrou aleyna).

Le groupe de Samâa se compose généralement de 8 à 40 personnes, qui ont été initiées et formées à ces chants dans des confréries telles Issaoua ou encore hmadcha...

De nombreux courants ont influencé le Samâa, on peut citer par exemple:
- les confréries soufies qui ont également pour but d’emprunter des voies religieuses et ésotériques en vue de prier Dieu,
- l’influence arabo-andalouse suite à l’arrivée des Arabes d’Espagne après la chute de Grenade en 1492.